Vintherine : le blog

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samedi 3 janvier 2015

Un 31 décembre de galère... ou pas !

Prologue :

Ma fille Lauriane, revenant d'un long séjour africain, souhaitait passer le réveillon du nouvel an en montagne. Ce que fille veut....Nous nous sommes donc mis en piste dès la fin novembre d'un refuge ouvert à cette période, proposant un tarif pas trop onéreux et dans une région propice au ski de randonnée. Le choix était certes assez limité mais la proposition du Refuge Laval, dans la somptueuse vallée de la Clarée, paraissait correspondre assez bien à notre projet aussi nous avons envoyé quelques arrhes pour réserver notre séjour.

Dans le même temps nous avons programmé une randonnée sur trois jour, incluant la traversée entre les vallées de la Guisane et de la Clarée par le col du Chardonnet, le Rocher de la tempête en aller et retour de puis le refuge, et un retour au Pont de l'Alpe via les cols des Rochilles, des Cerces et celui de la Ponsonnière. Pourvu qu'il y ait de la neige...

31 décembre :

De la neige il en est bien tombé, oui mais... très vite soufflée par un vent tempétueux. Résultat : des zones presque à nues où les cailloux affleurent, d'autres avec des accumulations propices aux plaques à vent. Sur Camp to camp et sur Ski tour les contributions faisaient état de conditions globalement difficiles et peu agréables. Nous nous sommes bien posés quelques questions, mais d'un autre coté la météo était au beau fixe, et puis nous avions versé des arrhes... Nous quand même pris nos vieux skis (justement appelés "ski-cailloux") pour limiter la casse.

Départ d'Annecy à 6h, petit arrêt au Bourg-d'Oisans pour acheter du pain, puis au milieu de la ligne droite menant aux gorges de l'Infernet nous avons entendu un petit bruit peu sympathique évoquant un pneu crevé. Un arrêt au bord de la route pour constater les dégats : en fait de pneu crevé il s'agissait de l’étrier de frein à main de la roue arrière gauche qui était resté bloqué. On pouvait voir le disque chauffé à rouge à travers l'enjoliveur. Pas possible de continuer comme ça, nous avons du retourner au Bourg-d'Oisans en espérant trouver un garagiste qui veuille bien nous prendre rapidement. Bonne pioche ! Un garagiste nous a dépanné immédiatement, débloqué l'étrier et ne nous fait même pas payer pour si peu (mais en recommandant de le changer une fois rentré). Ça vaut bien une modeste publicité : il s'agit du garage Bosh-service, avenue de la gare. Merci encore.

Nous sommes arrivés au pont de l'Alpe vers 10h15. Nous nous étions fixé une deadline vers 11h, c'était donc largement bon. Sauf qu'au moment de chausser je me suis apreçu qu'une des fixations que j'avais fait monter par un "professionnel" dans un magasin spécialisé n'était pas réglée à mes chaussures. Le temps de comprendre ce qui clochait, de m’apercevoir qu'il me fallait une clef de 10 quand je n'avais qu'un tournevis multi-lames, de trouver un clef à molette auprès d'un randonneur et de procéder au réglage, il était 11h. Mais nous étions partis !

Pas pour longtemps... Au bout d'une demi-heure ma fille me signalait qu'une rondelle d'un de ses bâton était cassée. Je lui passais l'un des miens mais la progression avec un seul bâton utile est devenu vite fatigante et j'imaginais mal passer 3 jours comme cela. Nouveau coup du sort mais nouvelle solution miracle ! Un randonneur que nous avions connu dans un camp d'été dans la région passait par là et comme il était en raquette pour une courte randonnée il nous a proposé de nous prêter un de ses bâtons.

Plus d'autres soucis jusqu'au sommet, si ce n'est les petites crampes et tendinites propres aux débuts de saisons. La météo était au beau fixe, comme annoncée, et nous avons profité du panorama qui s'offrait à nous.


Agneaux, Barre des Écrins, Grande Ruine, Meije, Galibier, Aiguilles d'Arves...

C'était somptueux. Par contre je me suis rendu compte avec horreur en enlevant mes peaux de phoque que la moitié de la colle était restée accrochée à la semelle des skis. C'était évidement le "professionnel" évoqué plus haut qui me les avait ré-encollées. Fixations réglées à l'arrache plus skis pleins de colle, la descente s'annonçait difficile.

Et elle le fut, et plus encore, du fait d'un neige croûtée qui rendait souvent les virages hasardeux et sous laquelle les spatules s'enfonçait irrémédiablement, provoquant des chutes répétées et épuisantes. Et je n'évoque même pas les craintes liées à des conditions bien plus avalancheuses que prévues. Nous sommes arrivés en bas de la combe vers 17h30, à la tombée de la nuit, et il nous restait encore une heure de remontée avant d'arriver au refuge.

Je n'ai pas besoin d'expliquer dans quel état de fatigue nous étions pendant le réveillons. Le repas était excellent, l'ambiance sympathique, et l’accueil des gardiens, Andrée et Henri, particulièrement chaleureuse. Mais nous piquions du nez dans notre assiette et avons eu bien du mal à attendre les douze coups de minuit pour aller nous coucher.

Épilogue :

Que de misères mais que de récompenses ! Quelques jours après la course les misères sont oubliées, mais la beauté des paysages de l'Oisans, des Cerces et de cette magnifique vallée de la Clarée resteront encore quelques temps dans nos têtes.

mardi 18 juin 2013

Ski au Mont Gébroulaz

Trace_Gebroulaz.JPGVal Thorens, située à 2300m d'altitude, est la plus haute station de ski d'Europe. En cette fin de printemps particulièrement enneigé cela permet de continuer la pratique du ski de randonnée en chaussant à la voiture :-)

Deux grande classique attirent les randonneurs dès la fermeture des remontées : l'Aiguille de Péclet (3561m) par son versant Ouest (S3/S4 assez soutenu pendant 400-500m) et le Mont Gébroulaz (3511m), plus facile malgré un mur sous le col qui peut être délicat s'il est en glace. C'est ce dernier itinéraire que nous avons choisi, gardant l'autre pour la semaine prochaine si le temps le permet.

Départ vers 6h pour monter à la fraîche, conditions de neige exceptionnelles pour cette période de l'année et belle vue malgré les nuages accrochant les plus haut sommets.

Gébroulaz
Vue de Gébroulaz sur le Mont-Blanc et la Vanoise.

vendredi 3 mai 2013

Tête Pelouse par la combe de Grand Crêt

TraceTetePelouse.jpgLa combe du Grand Crêt est la randonnée à ski classique de chez classique pour les annéciens. Mais voilà plusieurs années que je n'y étais pas retourné : course trop souvent faite, trop de monde, paysages archi-connus...

Sauf que ce jeudi nous n'avions qu'une demi-journée devant nous, que nous étions peu entraînés et qu'un enneigement exceptionnel nous garantissait de chausser dès la voiture. Inutile de partir trop tôt, l'orientation générale Nord-Ouest de la combe préservant des rayons du soleil. Par contre il ne fallait pas oublier les couteaux, toute la montée se faisant en neige dure, pour ne pas dire glacée. L'alternative était de mettre les skis sur le sac et de monter à pied, ce qui aurait sans doute évité quelques conversions difficiles dans les portions les plus raides.

En montant le regard se fixe sur la Roche Perfia et son célèbre trou de la Mouche. Ma fille Lauriane en garde quelques souvenirs meurtris, elle qui dévissa dans la pente sommitale il y a une douzaine d'années. Derrière la Pointe Percée joue à cache-cache avec les nuages.

Nous atteignons le sommet vers 11h, juste quand les pentes commencent à décailler. Descente sans problèmes, la neige commençant à peine à pourrir dans le bas. C'est fou de ne pas avoir encore de neige totalement transformée le 2 mai !

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La Roche Perfia et son trou de la Mouche devant la Pointe Percée

lundi 7 janvier 2013

La petite Chaurionde

La face NW de la petite Chaurionde est un petit bijou de course facile (mais pas trop), courte (980m D+), offrant une pente soutenue (mais pas trop) et gardant la poudre plusieurs jours après la dernière chute de neige. La vue au sommet roxe sa maman ours : Annecy et le lac, Tournette, Mont-Blanc, Albertville et la vallée de l'Isère, Beaufortain, Vanoise, Lauzière, Arcalod...

Départ du parking de la station de Seythenex la Sambuy, à 45 minutes d'Annecy. Étant donnée l'exposition un départ tardif, genre lendemain de bringue, est parfaitement envisageable. Prendre le chemin en direction des chalets de l'Aulp, dès que l'on sort du bois l'itinéraire est évident. Une petite heure de la voiture au pied de la combe, une grosse heure pour remonter celle-ci puis to dré dans l'pentu !

Les photos c'est par là (voir aussi le panorama de l'article précédent).

dimanche 9 décembre 2012

Première peau de phoques de la saison : au mont Morbié, comme il se doit.

Le mont Morbié, dans les Bauges, et une jolie petite course de début de saison qui offre beaucoup d'avantages :

  • un faible dénivelé (700m), parfait pour se remettre en jambes
  • une altitude modeste (1542m) ce qui est amplement suffisant quand le thermomètre descend en dessous de -10°C
  • un parcours en clairières, à l'abri des avalanches, même quand le drapeau rouge est hissé
  • cerise sur le gâteau, la possibilité de descendre sur la station d'Aillon-le-jeune et de remonter par télésiège pour 4€ par personne. Soit 1400m de descente pour 700m de montée :)

Le revers de la médaille est qu'il y a souvent pas mal de monde, et quelques difficultés à se garer à Routhennes (commune de Sainte-Reine)

Mont Morbié

Voici une vue sur le mont Morbié devant la dent d'Arclusaz, le Grand Arc et la chaîne de la Lauzière.

lundi 2 avril 2012

Neige de printemps, neige de cinéma.

La météo nous aura gâté cette année : un enneigement abondant et du soleil (presque) tous les week-end. Et avec tout ça une neige de rêve ce printemps. Jugez vous-même :

  • 10 Mars, Grand Pic de la Lauzière : poudreuse en haut, moquette ensuite
  • 24 mars, Combe Bénite (Beaufortain) : moquette
  • 1er Avril, col des chasseurs : poudre tassée toute la combe

Comme d'habitude des images sur notre picasaweb.

Grand Pic de la Lauzièrze
Le Grand Pic de la Lauzière.

dimanche 4 mars 2012

Quelques jolies randonnées à ski

La saison de randonnée à ski est maintenant bien entamée et nous avons mis quelques photos en ligne sur notre Picasa-web dans la rubrique Montagne 2012.

C'est aussi l'occasion pour nous de vanter les paysages extraordinaire de la haute Ubaye, paradis du ski... quand il y a de la neige. Clairement ce n'était pas le cas cette année, il y en avais peu et pas vraiment de bonne qualité (croutée ou lourde suivant les versants, avalancheuse dans tous les cas). Mais il nous faudra y retourner pour profiter de ce magnifique couloir du sanglier.

Couloir du Sanglier

Pour le reste que du classique : Goenne, Tournette et aujourd'hui le Grand-Arc et son panorama fabuleux à 360°.

lundi 22 novembre 2010

Première rando de l'hiver

Certes ce n'était pas du grand ski mais cela nous permis de dérouiller les jambes et les spatules : tête de Balme, 800m de dénivelé sous les remontées mécaniques (inactives) du Tour, vue intermittente sur les Drus, la Verte et les aiguilles de Chamonix.

Première rando de l'hiver