Selon les historiens la répression violente des manifestations du 17 octobre 1961 firent entre 100 et 150 morts (250 selon des sources algériennes). Ce qui est certain c'est que des manifestants pacifiques, venus en familles, furent tués à coups de crosses par la police, jetés vivants dans la Seine ou encore pendus dans les bois. Il a fallu attendre le 27 février 2005 pour que les massacres de 1945 à Sétif et Guelma soient reconnus officiellement par la France, par la bouche de son ambassadeur à Alger. Combien de temps faudra-t-il encore pour que l'État présente ses excuses aux familles endeuillées ?

Dernier point : nombre d'élus de droite, dont le maire de Neuilly, s'opposent encore aux commémorations du cinquantenaire de cette journée sombre, soit-disant pour ne pas réveiller de vielles querelles. À l'heure ou les députés français doivent légiférer contre le négationnisme du génocide arménien, ne devrions-nous pas également balayer devant notre porte ?