Vintherine : le blog

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lundi 30 mai 2016

Violence...

Oui, la violence c’est chose grossière, palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. Le propre de l’action ouvrière, c’est de procéder, en effet, par la brutalité visible et saisissable des actes. Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violent, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses !

Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés. Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans les laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle le broie.

Jaurès à Clémenceau en 1906.

mardi 20 mars 2012

Liberez les sondages !

Comme tous le monde je connaissais la valeur toute relative des sondages. Je savais également que Laurence Parisot, présidente du MEDEF et alliée inconditionnelle (et déclarée) de Nicolas Sarkosy, était en même temps la propriétaire de l'IFOP, gros pourvoyeur d'étude d'opinion. Que CSA est la propriété de Vincent Bolloré, autre proche de notre vénéré président. Ètoussa. Mais voilà, on ne se refait pas ! Aussi l'espoir de, pour une fois et par la grâce de JLM, ne plus faire parti du camp des vaincus, me faisait prêter un intérêt soudain et compulsif à cette mise en boîte de la démocratie. Jusqu'à ce que je tombe sur le site de l'observatoire des sondages.

On a beau connaître Chomsky et sa fabrique du consentement, avoir Gramsci sur sa table de chevet, rien n'y fait et l'on est pris encore et encore en flagrant délit de naïveté.

Le lien avec les logiciels libres est pour le coup évident : la manipulation serait pour le moins plus difficiles si les instituts de sondages étaient tenus de publier leurs sources brutes et les méthodes de "redressement" qu'ils utilisent. Oui mais voilà : ceci est actuellement considéré comme un secret industriel. Souriez, vous êtes manipulés.