Vintherine : le blog

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lundi 4 novembre 2013

Le jeu du chat et de la souris

À l'époque héroïque où j'ai découvert Internet (1994 ?) j'utilisais un modem 28Kbs et devais me connecter sur un BBS en Normandie (Calvacom) depuis ma Savoie natale. Au prix où France Télécom facturait la minute, le surf était plutôt limité. De ce fait les messages publicitaires étaient franchement mal vus. C'est tout juste si l'on admettait qu'une signature en bas de mail fasse référence à l'entreprise dans laquelle on travaillait. Le web était encore balbutiant et une pub sur Mosaic (l'ancêtre incestueux de Netscape dont une version devint Mozilla avant de se libérer et de donner naissance à Firefox...ouhhh), aurait vraiment paru incongrue.

Puis vint le RNIS qui permettait le surf à 64Kbs tout en laissant une ligne pour recevoir les appels téléphoniques. Mais comme FT facturait le double il n'y avait pas franchement d'économies. Aussi cette technologie ne trouvait preneur que dans les petites entreprises (dont le petit artisan que j'étais) pendant que les grosses utilisaient des lignes dédiées et les particuliers des modems 56Kbs. Toutefois les géants du commerce commençaient à entrevoir ce que le Web pouvait leur apporter et l'on vit fleurir les sites .com, pris de haut par les barbus de l'époque qui n'avaient que leur mépris à opposer à ceux qui allaient irrémédiablement briser leur rêve d'un Internet communautaire, éducatif et solidaire.

l'ADSL apparut en 1999, d'abord dans les grandes villes. C'était un progrès incontestable puisque pour la première fois la grande masse des utilisateurs n'avait plus à payer la connexion à la durée et il était possible de télécharger des fichiers important. Pour les linuxiens cela voulait dire les CD d'installation et les mise à jour de nos distributions, mais aussi les forums, les fanzines... Pour madame Michu il manquait encore un peu de contenu mais le monde du commerce comprit vite qu'il tenait là un filon inestimable. En dehors des épiphénomènes tel l'éclatement de la bulle Internet en 2000, on assista à une mainmise de nouveaux géants du web (Yahoo, Google, Amazon, Ebay....) sur Internet pendant que la publicité s'abattait sur le réseau comme la vérole sur le bas clergé.

Alors la souris internaute chercha tous moyens à se protéger des griffes de Raminagrobis.


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mercredi 12 septembre 2012

Bye Bye Picasa, Hello Piwigo

Malgré la qualité indéniable de leurs application il y a longtemps que Google n'est plus vraiment mon ami. Mon expérience ce printemps avec le navigateur Chrome n'a pas aidé à me réconcilier. Et sa politique de délocalisation fiscale non plus.

Parmi les (bons) produits dont j'avais le plus de mal à me séparer il y avait PicasaWeb le site de publication de photos sur Internet. J'appréciais particulièrement la simplicité de son interface et de son administration, ainsi que son système de gèolocalisation. Mais dans sa version gratuite il est limité à 1 Go (et il est hors de question que je verse 1 sou à cette multinationale), le choix de tri à l'affichage est plus que limité, je ne peux intégrer l'adresse de mes albums comme sous-domaine de mon nom de domaine...

Je suis donc passé à Piwigo et, pour faire au plus vite, ai choisi la solution hébergée pour 39€ par an. Ce n'est pas encore parfait, le système de plugin a du bon et du moins bon (notamment lors des changements de version) mais j'y trouve très largement mon content :

  • stockage illimité
  • nombreuses personnalisations (apparence, tri, nombre de miniatures par page...)
  • redimensionnement automatique et paramétrable des photos pour un affichage plus rapide mais conservation des orignaux (donc véritable backup)
  • possibilité de backup et donc de migrer vers une autre solution d'hébergement
  • nombreux plugins (vidéo, panorama, géolocalisation...)

Reste que la migration est un travail de romain, qui occupera sans doute mes longues soirées d'hiver.

jeudi 18 février 2010

Comment se passer de Google ?

Petit à petit Google a pris une place bien (trop) importante dans mon ordinateur :

  • google search (évidement)
  • google news
  • gmail
  • picasa (nos albums photo)
  • google docs (occasionnellement)
  • google maps
  • google groups
  • google traduction (avec l'excelent add-on gtranslate pour Firefox)
  • google bloc-notes
  • google bookmarks (c'est le premier que j'ai abandonné, au profit de Xmarks)

Voilà une position ultra-dominante pour le moins inquiétante: Google concurrence depuis quelques temps Microsoft dans le rôle de l'hydre à sept têtes. Et quand on sait ce que Mr Eric Schmidt, patron de Google, pense de la vie privée (1) il y quelques raisons de s'inquiéter.

Bref, je me suis décidé à réduire ma Google dépendance et livrerai dans de prochains billets les alternatives retenues pour chacune de ses applications.

(1) Dans le cadre d'une interview télévisée (CNBC - 03/12/09), M. Schmidt, PDG de Google, s'est exprimé sur le thème de la vie privée :

Je pense qu'il faut faire preuve de jugeote. S'il y a quelque chose que vous faites et que personne ne doit savoir, peut-être qu'il faudrait commencer par ne pas le faire. Si vous avez besoin qu'on respecte à ce point votre vie privée, le fait est que les moteurs de recherche, y compris Google, enregistrent et conservent des informations pendant un certain temps. Il faut bien réaliser que nous, aux USA, sommes soumis au Patriot Act, et donc qu'il est possible que toutes ces informations soient mises à la disposition des autorités à leur demande.