Vintherine : le blog

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lundi 31 août 2015

La traversée du Bargy

La traversée du Grand Bargy est une longue et belle randonnée au départ du col de la Colombière. Quelques pas d'escalade faciles et peu exposés viennent pimenter la course, ce qui pourrait impressionner un randonneur inexpérimenté : ne pas hésiter dans ce cas à emmener un brin de corde. C'est le cas principalement dans le couloir / cheminée au dessus de la grotte de Montarquis ainsi que dans la descente de la Tour du Bargy juste avant de rejoindre la brèche la séparant du sommet proprement dit.

Après quelques discussions nous avions décidé de laisser la voiture au col. L'alternative aurait été de la laisser au lieu dit "La Boucherie", voire à Saint-Bruno ce qui aurait raccourci singulièrement le retour au prix de 300m de dénivelé supplémentaires à la montée. Naturellement si l'on dispose de deux véhicule on en garera un à chaque extrémité mais le chemin du retour, même s'il paraît bien long en pleine chaleur, n'est pas sans intérêt. Il vous permettra notamment une abondante cueillette d'origan (ou marjolaine sauvage) et de crapaudine (appelée à tort hysope par les autochtones).

Du fait de la longueur de la course et de l'exposition Est de la montée il est important de partir assez tôt, aussi nous avons laissé la voiture vers 8h. La montée à la grotte est vite avalée et le départ du couloir / cheminée se trouve aisément, quelques dizaines de mètres au dessus. Il se divise en deux branches, il faut prendre celle de gauche. En haut une petite traversée à droite permet de rejoindre une courte arête (cairn) puis un sentier plus ou moins marqué permettant de rejoindre le sommet de la Tour du Bargy.

De là on peut observer le bloc sommital du Grand Bargy : le passage semble alors peu évident (petit couloir sur la droite puis traversée ascendante à gauche) mais s'il est un peu impressionnant il ne présente quasiment aucune difficulté.

Le Grand Bargy depuis la Tour du même nom

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lundi 11 mai 2015

Jonquilles et panorama

Que faire quand il n'y a plus assez de neige pour skier mais encore trop pour les randonnées pédestre ? Aller aux jonquilles bien sûr. Enfin, ce que nous appelons jonquilles en Savoie mais qui est en fait le narcisse jaune. C'est une fleur qui prolifère dans le Jura, certains coins comme le plateau du Retord en étant littéralement tapissés. 

On en trouve aussi au Grand Crêt d'Eau, le sommet le plus méridional de la haute chaîne du Jura qui domine Bellegarde et culmine à 1620m. Surtout il offre un panorama exceptionnel sur les Alpes françaises du nord, depuis le lac Léman jusqu'au Vercors en passant par le Chablais, le Haut-Faucigny, le Mont-Blanc, les Aravis, les Bornes, le Beaufortain, la Vanoise, les aiguilles d'Arves, les aiguilles Rousses, les 7 Laux, Belledonne, la Chartreuse et les premiers sommets du massif de l'Oisan. Outre le lac Léman on voit également le lac d'Annecy et l'extrémité nord du Bourget, ainsi que le Rhône entre Genève et Belley.

L'accès se fait par la route forestière qui démarre juste avant la station de ski de Menthières, sur la départementale 16. En été on peut continuer tout droit jusqu'au "parking de la charmante" mais la route est interdite jusqu'au 31 mai à partir du point coté 1192, 2,5km en aval. Il est possible à cet endroit de tourner à gauche et de monter au parking de la Chanaz (1km), ce que nous fîmes. De la nous avons emprunté le GR du tour de la Valserine (très peu marqué, sens de l'orientation nécessaire) qui nous emmena au sommet puis au parking de la charmante, au dessus duquel nous avons trouvé les jonquilles. Notre idée était de retourner à la voiture par le chalet de Varambon, malheureusement pour nous le sentier était lui aussi interdit jusqu'au 30 juin, la zone étant déclarée espace de quiétude pour la faune sauvage. Nous avons donc bouclé le circuit par la route.

Malgré ce dernier petit désagrément voilà un itinéraire que l'on recommande chaudement pour une promenade familiale. Pour les jonquilles dépêchez-vous, c'est bientôt la fin !

L'album photo - La trace sur visugpx

Narcisses jaunes (fausses jonquilles)

Notre itinéraire

jeudi 29 mai 2014

Les sabots de Sulens

Nous les avions vus l'année dernière au Granier, C'est à la montagne de Sulens, près du col de Plan Bois, que nous les admirerons cette année. La floraison s'annonce magnifique et de nombreux plans sont prêts à s'ouvrir. Et c'est même le cas de l'un d'entre eux, sans doute réchauffé par la proximité de la route à seulement 2m des fleurs (cliquez sur les images pour les agrandir).

lundi 16 septembre 2013

Génépi

Il y a génépis et génépis, ça tous les cueilleurs le savent ! Oui mais comment les distinguer ? Sont-ils protégés ? Où peut-on en ramasser ? En quelle quantité ? Quelles précautions faut-il prendre pour préserver la reproduction ? Hum... Pour une grande majorité la seule réponse est d'éviter de ramasser dans les parcs nationaux. Ce qui est une erreur à plus d'un titre, comme nous allons le voir ci-dessous.

Les différentes espèces

Tout les génépis font partie de la famille Asteraceae, genre Artemisia. 4 seulement sont utilisés pour produire de la liqueur

Génépi laineuxArtemisia erianthaSynonymes : génépi mâle, génépi bourru, génépi à fleurs cotonneuses. 

C'est le plus vigoureux, sa taille peut dépasser 20 cm et comporte de nombreux capitules sur tout le long de la tige. Couvert d’une abondante pilosité blanche et soyeuse, il se rencontre uniquement sur sols siliceux (principalement Granites et Gneiss) et est très odorant. C'est aussi le seul qui soit totalement protégé dans les Alpes.

Photo prise près du sommet du Pic de l'Homme (massif de la Meije). (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Génépi noir Génépi noirArtemisia genipi / Artemisia spicataSynonyme : génépi vrai

Ses fleurs sont groupées en haut d'une tige courte (ce qui le distingue du génépi laineux), il a des feuilles supérieures non pétiolées et des écailles noirâtres sur le calice (d'où son nom). Il exhale un parfum d'absinthe et se rencontre sur les rochers, les gravières et les moraines.

Photo prise près du col de la Chevrière, au dessus du Fond d'Aussois. (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Génépi jauneArtemisia umbelliformis / Artemisia mutellinaSynonymes : génépi blanc, génépi mutellin, génépi femelle.

Gracile, c'est le plus frêle. C'est l'espèce la plus courante sur le massif des Écrins. Ses capitules peu fournis forment un épi lâche et ses senteurs seraient des plus sensuelles.

Photo prise au dessus du Lac Blanc, sous le glacier de Fredanne, Belledonne. (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Le génépi des glaciers, Artemisia glacialis. 

Voici l'espèce la plus rare, mais la moins parfumée. Ses capitules d'un jaune franc terminent de courtes tiges émergeant d'une sorte de coussinet de feuilles assez compact. On en trouve plus particulièrement dans la partie orientale du département des Hautes-Alpes et en Vanoise, dans les éboulis et les moraines. Il possède de gros capitules jaunes groupés par 2 à 9 tout en haut de la tige.

La photo ci-contre est l'œuvre de Roland Teuscher, publiée sur wikimedia sous licence GNU Free Documentation License

Cliquez sur les vignettes pour une vue agrandie des photos.

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dimanche 9 juin 2013

Floraisons des sabots de Vénus

Sabot-de-Venus_20130608_160017_Granier_IMG_0020.JPG Sabot-de-Venus_20130608_155623_Granier_IMG_0010.JPG

Il y a quinze jours, lors de notre première visite, ils étaient à peine sortis et nous avions eu peine à trouver un bouton. Et les voilà maintenant en fleurs, magnifiques.

Quand j'étais jeune il se disait que l'espèce était si rare qu'on en comptait guère plus de 40 plants en France. Cela reste une fleur fragile et protégée, mais bien plus facile à observer. La plus grande et la plus belle des orchidées d'Europe.