Vintherine : le blog

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jeudi 18 septembre 2014

TouchpadToggle : Gestion du touchpad

Le touchpad, je ne m'en sers que quand je ne peux pas faire autrement, c'est-à-dire quand je n'ai pas de souris. Par contre quand il est actif il me gène plus qu'autre chose et l'activité des mains sur le clavier provoque bien des erreurs. Il y a bien une touche de fonction prévue à cet usage sur mon ordinateur mais elle ne fonctionne pas nativement dans mon environnement de travail (Archlinux Openbox). Aussi je l'avais tout simplement (et paresseusement) désactivé en mettant dans mon autostart la première commande trouvée sur le web :
$ /usr/bin/synclient TouchpadOff=1 &

Curieusement cela n'affecte que le déplacement du pointeur, mais pas l'activité des boutons. ClickPad=0 résolvait partiellement le problème (le simple clic, mais pas le double) mais la recherche commençait à devenir pénible et je sentais bien que si je voulais une solution pérenne il me fallait reprendre le problème à la base. En l’occurrence la base c'est xorg (tant que Wayland n'aura pas définitivement remplacé xorg), et ça tombe bien, chez xorg ils ont commis un petit outil en ligne de commande pour gérer les périphériques d'entrée : xinput (que vous trouverez dans le paquet xorg-xinput de toutes les bonnes distributions).

Voici donc ma démarche et le petit script qui en résulte (voir à la fin de l'article). À adapter en fonction des besoins et du matériel.

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samedi 6 septembre 2014

Le chiffrement des données sur le cloud (pour les nuls)

Une affaire des photos de stars volées sur Icloud a fait quelques bruits récemment. Et comme toujours un déchaînement de commentaires tous plus beaufs les uns que les autres :

  • bien fait pour elles, n'avaient qu'à pas faire des photos cochonnes
  • bien fait pour elles, n'avaient qu'à pas utiliser icloud
  • bien fait pour elles, z'avaient qu'à mieux protéger leur données
  • ...

Bon, on ne va pas ici faire des commentaires sur les commentaires !

Par contre on peut sans doute faire un lien avec d'autres affaires qui ne firent pas autant de bruit, si ce n'est dans la communauté libriste :

Voila qui, dans un cas comme dans l'autre, apporte de l'eau au moulin des logiciels libres, tels EncFS pour le chiffrement ou Owncloud pour la synchronisation des données en ligne. L'utilisation de ce dernier fera l'objet d'un futur article, mais signalons dès à présent qu'il existe de nombreux hébergeurs offrant ce service. Et revenons au chiffrement.

EncFS est un système de fichiers chiffrés extrêmement simple à installer et à utiliser. Conçu initialement pour Linux, il est également porté sous Windows, sous Mac et sous Android.

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samedi 23 novembre 2013

Ma procédure d'installation Archlinux

Contrairement à bon nombre de distributions Archlinux ne possède pas de LiveCD avec processus d'installation plus ou moins automatisé. Bien au contraire c'est le futur utilisateur qui doit, étape après étape, préparer son ordinateur, installer les paquets de base, choisir ses pilotes graphiques, paramétrer le système et le(s) compte(s) utilisateur(s), choisir les applications qu'il utilisera... Ce qui peut apparaître comme une tâche rébarbative à certains est en fait un exercice didactique plus qu'intéressant, seul à même d'aider à passer progressivement du rôle passif de consommateur à celui d'artisan de son système d'exploitation, c'est à dire de concepteur, agenceur, réalisateur puis administrateur.

Pour nous aider dans cette procédure nous disposons de l’excellent wiki du site archlinux.fr (ou de sa version anglaise, plus complète). La méthodologie d'installation est expliquée pas à pas et sauf configuration exotique ou trop nouvelle on y trouvera tout ce qui est nécessaire et suffisant à une installation propre. En cas de difficulté on peut également compter sur une communauté très réactive dans les forums.

Toutefois pour ceux qui installent souvent des PC install parties, boulot, amis...(1) il est tentant d'essayer d'automatiser un peu les choses.

La première étape est d'utiliser ssh : cela permet le copier / coller et évite les fautes de frappe.

Ensuite, et à condition de mettre à jour régulièrement ses fiches à partir du wiki, de compiler les instructions qui nous concernent habituellement, et celles-ci seulement. Ce n'est pas la peine par exemple de ce farcir la virtualisation, les pilotes graphiques propriétaires ou même le trio apache / php / mysql si l'on installe essentiellement des machines de bureau. En cas de besoin il sera toujours possible de retourner au wiki.

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lundi 4 novembre 2013

Le jeu du chat et de la souris

À l'époque héroïque où j'ai découvert Internet (1994 ?) j'utilisais un modem 28Kbs et devais me connecter sur un BBS en Normandie (Calvacom) depuis ma Savoie natale. Au prix où France Télécom facturait la minute, le surf était plutôt limité. De ce fait les messages publicitaires étaient franchement mal vus. C'est tout juste si l'on admettait qu'une signature en bas de mail fasse référence à l'entreprise dans laquelle on travaillait. Le web était encore balbutiant et une pub sur Mosaic (l'ancêtre incestueux de Netscape dont une version devint Mozilla avant de se libérer et de donner naissance à Firefox...ouhhh), aurait vraiment paru incongrue.

Puis vint le RNIS qui permettait le surf à 64Kbs tout en laissant une ligne pour recevoir les appels téléphoniques. Mais comme FT facturait le double il n'y avait pas franchement d'économies. Aussi cette technologie ne trouvait preneur que dans les petites entreprises (dont le petit artisan que j'étais) pendant que les grosses utilisaient des lignes dédiées et les particuliers des modems 56Kbs. Toutefois les géants du commerce commençaient à entrevoir ce que le Web pouvait leur apporter et l'on vit fleurir les sites .com, pris de haut par les barbus de l'époque qui n'avaient que leur mépris à opposer à ceux qui allaient irrémédiablement briser leur rêve d'un Internet communautaire, éducatif et solidaire.

l'ADSL apparut en 1999, d'abord dans les grandes villes. C'était un progrès incontestable puisque pour la première fois la grande masse des utilisateurs n'avait plus à payer la connexion à la durée et il était possible de télécharger des fichiers important. Pour les linuxiens cela voulait dire les CD d'installation et les mise à jour de nos distributions, mais aussi les forums, les fanzines... Pour madame Michu il manquait encore un peu de contenu mais le monde du commerce comprit vite qu'il tenait là un filon inestimable. En dehors des épiphénomènes tel l'éclatement de la bulle Internet en 2000, on assista à une mainmise de nouveaux géants du web (Yahoo, Google, Amazon, Ebay....) sur Internet pendant que la publicité s'abattait sur le réseau comme la vérole sur le bas clergé.

Alors la souris internaute chercha tous moyens à se protéger des griffes de Raminagrobis.


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dimanche 3 novembre 2013

Installation d'Archlinux sur un Asus X75VD

Dans une grande surface près de chez moi j'ai trouvé un Asus X75VD en solde pour la modique somme de 350€. Sachant que Asus rembourse 42€ sur simple demande par mail (voir ci-dessous) une licence Windows 8 sans utilité, cela ramenait à 308€ pour un i3, 8Go de RAM et 750Go de disque. Ça tombait bien, le PC de ma fille aînée commençait à donner des signes de faiblesse.

À peine envoyé le mail qui va bien à Asus, et puisque le PC était destiné à ma fille, j'insérais sans délai la clé USB d'installation de la LinuxMint dont elle avait l'habitude et... écran noir. Ah ! Qu'est-ce à dire ? Mint buggué ?

Je télécharge Ubuntu, insère derechef la sus-dite clé... pour un résultat identique. Ah !

Pour vérification j'insère la clé d'installation Archlinux et là pas de problème. Le problème vient donc de xorg. Pourtant j'étais sûr qu'il y avait une GPU Intel. Je fais lspci | grep VGA pour vérifier et...

lspci | grep VGA
00:02.0 VGA compatible controller: Intel Corporation 3rd Gen Core processor Graphics Controller (rev 09)
01:00.0 VGA compatible controller: NVIDIA Corporation GF119M [GeForce 610M] (rev a1)

Damned, je suis refait, il y a 2 cartes graphiques, une Intel et une nVidia. Il s'agit de fameuse fumeuse technologie Optimus, qui valut entre autre un beau doigt d'honneur de Linus à l'adresse de nVidia. Et rien dans le BIOS permettant de désactiver l'une des deux cartes.

Retour sur la doc Ubuntu :

impossibilité de démarrer un média d'installation (LiveCD, LiveUSB) et de manière plus générale, l'impossibilité de démarrer un Linux quelconque. Ce problème est généralement dû à un Kernel Panic provoqué par le pilote libre pour carte graphique nVidia, nouveau, qui supporte très mal cette technologie.

Ben y'a qu'à pas l'installer le pilote nouveau, comme ça on restera bien sagement avec le pilote xf86-video-intel. Oui mais ça c'est pas dans la philosophie Ubuntu : par défaut on installe tous les pilotes et on laisse udev se démerder. Bon, il y a sûrement moyen de se faire une installation à la pogne mais j'ai trop peur qu'un apt-get dist-upgrade vienne tout casser. Je me décide donc pour installer une Arch, au moins je sais ce qu'il s'y passe.

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samedi 13 avril 2013

Gestion d'un disque dur externe en ext4

Si votre disque dur externe n'est utilisé qu'à partir d'un système Linux vous avez tout intérêt à le formater en ext4 pour bénéficier du système d'extents limitant le phénomène de fragmentation. Il est également possible d'utiliser reiser4 (en mode extents) ou btrfs mais ces solutions sont encore expérimentales.

On notera toutefois qu'un mot de passe root vous sera demandé au montage, ce qui peut paraître fastidieux dans le cadre d'un usage domestique. Voici trois solutions pour éviter cela.

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vendredi 12 avril 2013

Petits réglages divers

Je me suis attelé cette semaine à régler quelques petits problèmes résiduels dans mon environnement Openbox sous Archlinux. Cela tient au fait qu'un certain nombre de services, lancé ordinairement par les environnements de bureau complets (Gnome, KDE, XFCE, LXDE...) sont ici à gérer "à la pogne". Voici un petit mémo des solutions trouvées.

1 - Enigmail et pgp-agent

J'utilise Enigmail avec Thunderbird pour signer mon courrier. Cela me demandait de saisir ma passphrase à chaque envoi, et comme celle-ci est assez longue cela pouvait devenir fastidieux en cas de grosse activité épistolaire.

Tout d'abord vérifier que la ligne

use-agent

est activée (décommentée) dans ~/.gnupg/gpg.conf. Ceci indique à GnuPG d' utiliser gpg-agent quand il aura besoin du mot de passe.

Encore faut-il que celui-ci soit actif. Pour cela créez le fichier /etc/profile.d/gpg-agent.sh et rendez-le exécutable

#!/bin/sh
envfile="${HOME}/.gnupg/gpg-agent.env"
if test -f "$envfile" && kill -0 $(grep GPG_AGENT_INFO "$envfile" | cut -d: -f 2) 2>/dev/null; then
eval "$(cat "$envfile")"
else
eval "$(gpg-agent --daemon --write-env-file "$envfile")"
fi
export GPG_AGENT_INFO 

Enfin ajouter la ligne suivante à votre .xinitrc :

eval $(gpg-agent --daemon) &

puis redémarrez votre session et vérifiez que gpg-agent est lancé :

$ ps aux | grep agent

2 - nm-applet et Gnome-keyring

Pour gérer les connexions wifi ou 3g une applet ça peut-être pratique. Surtout cela permet de reconnaître les réseaux déjà utilisés et d'automatiser les connexions, ce qui serait un poil plus rébarbatif en ligne de commande. La dernière application à la mode est Wicd, paraît-il plus performante en matière de WiFi, malheureusement elle ne permet pas la gestion des VPN. J'ai donc choisi NetworkManager et nm-applet, ce qui suppose l'utilisation de Gnome-keyring.

Tout d'abord installer gnome-keyring si ce n'est déjà fait

# pacman -S gnome-keyring

ensuite copier ceci dans votre .xinitrc

# Démarrer une session D-Bus
source /etc/X11/xinit/xinitrc.d/30-dbus
# Démarrer GNOME Keyring
eval $(/usr/bin/gnome-keyring-daemon --start --components=gpg,pkcs11,secrets,ssh)
export SSH_AUTH_SOCK
export GPG_AGENT_INFO
export GNOME_KEYRING_CONTROL
export GNOME_KEYRING_PID

3 - gestion du double écran avec xrandr

Quand j'utilise mon PC portable à la maison je lui connecte un écran 22" sur le port VGA ainsi qu'un clavier et une souris USB pour plus de confort. Voici la commande figurant dans mon .config/openbox/autostart pour le configurer

xrandr --output LVDS1 --auto --output VGA1 --auto --primary --left-of LVDS1 &

J'obtiens ainsi un bureau étendu sur les 2 écrans, l'option --primary indiquant aux applications où ouvrir les fenêtres par défaut. Quand j'utilise mon PC en mode portable (sans le deuxième écran) la partie traitant de VGA1 n'est tout simplement pas exécutée et je reviens à un écran normal.

jeudi 14 mars 2013

Partage d'une imprimante et d'un scanner (Archlinux - sytemd)

SANE (Scanner Access Now Easy), l'interface de gestion de scanner sous Linux, tout comme CUPS (Common Unix Printing System), le système d'impression, permettent le partage des périphériques sur un réseau. Ceci ce fait assez facilement à condition de faire les choses dans l'ordre. Et sous Archlinux, à contrario des distributions dites "grand public", vous devrez le faire vous-même. Voici à titre d'exemple la mise en la mise en œuvre d'une imprimante multifonction HP phostomart 3100.

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jeudi 7 février 2013

obpwa - pipemenu pour openbox

Openbox, à l'origine simple gestionnaire de fenêtres, supporte de nombreuses fonctionnalités comme des menus dynamiques accessibles d'un simple clic droit sur le bureau. Il suffit ainsi d'y ajouter une barre des tâches comme tint2 et un gestionnaire de fond d'écran comme nitrogen pour en faire un environnement de bureau tout à fait présentable, tout en alliant légèreté et rapidité.

Openbox n'utilise que 3 fichiers de configuration, situés dans ~/.config/openbox : autostart.sh, rc.xml et menu.xml. C'est dans ce dernier que l'on peut insérer ces menus dynamiques, appelés aussi pipemenus car ils fournissent sur la sortie standard un résultat (au format xml) récupéré par OpenBox tout comme la sortie d'un pipe dans une commande shell.

L'intérêt, vous l'aurez compris, est qu'il est très facile de réaliser un petit script (bash, perl, python....) qui créera un menu personnalisé tout en étant dynamique (c.a.d. régénéré en permanence pour tenir compte des modifications de son environnement). De plus il est aisé d'étudier et de modifier un script existant pour l'adapter à son besoin.

C'est donc ce que j'ai fait récemment, en reprenant dirlist.pl, un script en perl de Dave Foster, pour en faire un menu pemettant de naviguer dans son arborescence et jouer avec Audacious (ou ajouter à la liste de lecture en cours), un répertoire ou un fichier audio.

Sans plus tarder la traditionnelle capture d'écran :

obpwa

J'ai mis dans une archive le script et 3 icônes. Pour l'utiliser il vous faut Perl bien entendu, mais aussi le module MIME::Types (extra/perl-mime-types pour les archers). Le script est en GPLv3. Les instructions d'usage et d'installation sont dans les commentaires du script.

Todo :

  • faire un README et un LISEZMOI si ça intéresse quelqu'un
  • Il est possible d'utiliser le module Linux::DesktopFiles pour récupérer les icônes en accord avec le thème utilisateur, mais je ne sais pas si cela en vaut la peine et dans quelle mesure cela alourdirait le script.
  • J'en ferai bien une version gtk ce qui me permettrait d'enrichir ma collection d'applets pour tint2

vendredi 25 janvier 2013

For Musicians Only (*)

Ce billet est une reprise du journal / dépêche que j'ai rédigé sur Linuxfr

De mon point de vue le domaine de la notation musicale représente presque caricaturalement le microcosme linuxien :
  • un logiciel phare (Lilypond) permettant de produire un résultat hors du commun mais au prix d'un apprentissage difficile et d'un environnement pas franchement user friendly.
  • un éditeur WYSIWYG (MuseScore) et un séquenceur (Rosegarden) se positionnant comme alternatives libres aux ténors des logiciels propriétaires (Finale, Sibelius ou Encore pour l'un, Cubase pour l'autre).
  • une flopée de logiciels gravitant autour, plus ou moins bien ficelés et naviguant entre version bêta et abandonware.

Voici un tour d'horizon des solutions que j'ai testé.

Préliminaire : Ma pratique musicale

pour résumer je suis saxophoniste amateur, compositeur et arrangeur pour mon groupe de jazz. Nos thèmes sont entièrement écrits même si, jazz oblige, la plus grande liberté est laissée au musicien pour l'interpréter. Les partitions qui en découlent comprennent, outre les portées de notes, la grille harmonique servant de support aux chorus. Le résultat consiste en un fichier pdf par instrument plus un conducteur (tous les instruments).
Pour faire cela l'idée est d'utiliser un éditeur visuel avec un rendu moyen mais la possibilité de jouer la musique grâce au synthétiseur midi et, une fois la musique entrée, d'exporter au format lilypond pour la mise en forme.
Voici un exemple de ma production.

Liminaire : le midi sous Linux

dans une vie antérieure (quand j'utilisais Windows il y a une quinzaine d'année…) et que j'ouvrais un séquenceur midi, j'avais du son, sans me poser de question. Depuis que je suis libre il n'en va plus de même : il faut préalablement que je m'assure qu'un synthétiseur midi est correctement lancé (en root) et qu'il ne soit pas en conflit avec ces rogntudjû de "serveurs de son" genre Pulseaudio ou Phonon (bon, ça aussi ça fait une baille que je m'en suis libéré, alsa m'est bien suffisant). Après il faut aussi vérifier que l'application est bien connecté. Et au bout de quelques heures ça fini parfois par tomber et faut tout relancer ! Bon, pour être honnête les choses commencent à évoluer : certains logiciels (par ex MuseScore) peuvent s'appuyer sur des synthétiseurs intégrés.
À ce jour j'utilise Fluidsynth ou Timidity

À tout seigneur tout honneur : commençons par Lilypond

Bien loin des clicodromes standards, Lilypond est en fait un un langage descriptif permettant de produire un fichier source qui sera ensuite compilé. Il faut donc apprendre une syntaxe et de nombreuses règles… qui sont susceptibles d'évoluer d'une version à l'autre.
Pour faire court l'intérêt principal que je trouve à Lilypond c'est de pouvoir faire exactement ce que je veux avec une qualité de sortie irréprochable. Pour nous aider une documentation abondante et une communauté active et bien sympathique.
Pour utiliser Lilypond il suffit, à priori, d'un éditeur de texte, d'un terminal et d'une visionneuse poscript/pdf pour voir le résultat. Optionnellement un lecteur midi car Lilypond sait aussi produire du midi. Ah, il faut aussi pouvoir lire l'abondante documentation, du courage et une bonne dose de patience :)
Dans les faits il existe des éditeurs de texte spécialisé Lilypond (Frescobaldi) ou disposant d'un plugin dédié (jedit).

- Frescobaldi

C'est un éditeur de texte dédié à LilyPond, avec coloration syntaxique, visionneuse PDF et lecteur midi intégrés. La fonction "point and click" permet de rapidement retrouver la correspondance entre le pdf et le code, et ce dans les deux sens. Quelques palettes d'outils permettent un accès rapide à des symboles dont on aurait oublié la syntaxe et on peut afficher la documentation Lilypond à partir d'un emplacement local ou d'une URL. Les différents panneaux qui le compose peuvent être ancrés à la fenêtre principale ou détachés, ce qui est bien pratique quand on a un double écran. Il ne fait pas le café, c'est à mes yeux son seul défaut. Vous aurez compris que c'est mon outil préféré.

- LilyPondTool

C'est un plugin pour jedit et qui se positionne sur le même créneau que Frescobaldi. Valentin Villenave, un des grands manitous lilypondesques francophones, ne jurait que par ça. Il est vrai qu'à l'époque Frescobaldi n'existait que pour Linux, ce qui n'est plus le cas. Perso le java je le préfère dans une tasse que sur mon écran.

- Lied

C'est pour être exhaustif, je ne l'ai pas essayé, mais qui semble bien moins complet et pas très actif.

Les éditeurs musicaux compatibles

Il y a quelques intérêts à saisir la musique dans un éditeur musical

  • c'est plus rapide (quoique…) et plus intuitif
  • on entend la note en la saisissant, ce qui évite bien des erreurs
  • on peut plus facilement rejouer tout ou partie du morceau (positionnement exact) Encore faut-il que l'éditeur en question exporte correctement les données au format Lilypond. Ce qui n'est pas toujours gagné.

- Rosegarden

C'est le séquenceur emblématique du libre. Il sait faire des tas de choses (dont je n'ai pas forcément l'usage) comme mélanger du midi et de l'audio, il est compatible avec jack, hydrogen et ardour, dispose d'un éditeur super complet… sauf pour les reprises (||: --- :||). Arf… dans mon cas c'est rédhibitoire. Et la gestion des noms d'accord n'a pas l'air non plus d'être compatible Lilypond. C'est donc sans doute un bon logiciel mais qui ne correspond pas du tout à mon besoin.

- Denemo

Il est présenté comme un frontend pour Lilypond. À priori ça devrait me convenir, si ce n'est qu'il est est encore en bêta, que son interface est loin d'être intuitive et que la documentation est tout juste embryonnaire. J'ai passé des heures carrées à essayer de deviner comment m'en servir, j'abandonne pour l'instant (mais je garde un œil dessus).

- Laborejo

Lui aussi est un frontend pour Lilypond mais en version alpha ! Pour le peu que j'ai pu tester la saisie des notes au clavier n'est pas des plus pratique. On verra plus tard!

- NoteEdit

C'est le premier éditeur que j'ai utilisé sous Linux mais il est à l'abandon depuis 2006. Dépendant de bibliothèques exotiques et / ou périmées je ne peux plus l'installer sur ma distrib ArchLinux. Son seul gros défaut était sa gestion des noms d'accords non compatible avec Lilypond

- Canorus

aurait du être le successeur à NoteEdit, repris par une nouvelle équipe, mais la dernière version stable (0.7) date de 2009 et il manque encore quelques fonctionnalités importantes. Encore un peu d'activité sur le site mais ça commence à ressembler à un abandonware.

- Nted

C'est l'œuvre de l'auteur initial de NoteEdit dont il reprend les principes. L'interface est carrément spartiate (voire bizarroide) mais l'essentiel est là et le défaut sur les noms d'accord est corrigé. Pour entrer les notes à la souris il y a une petite boîte à outils pas trop pratique dont le seul intérêt est de libérer l'écran au bénéfice de la partition. Heureusement il est possible de pratiquement tout rentrer au clavier ce qui toujours la solution la plus rapide.
La documentation est assez complète (pas trop sexy non plus), j'essaierai d'en faire une traduction française si j'en ai le temps un de ces jours.
L'export au format Lilypond est correcte et on peut importer des fichiers musique xml ce qui me permet de récupérer tout mon travail antérieur.

- MuseScore

Là on est franchement quelques crans au dessus (excepté Rosegarden). L'interface est propre, bien léchée et suffisamment intuitive. Il est naturellement possible d'exporter au format Lilypond, mais la composition interne n'est pas ridicule et peut parfaitement convenir à des utilisateurs moins exigeants. Ici aussi on peut importer au format xml. Petit bug sur l'export Lilypond en ce qui concerne les noms d'accords, bug que j'ai rapporté sur la page qui va bien. À suivre…

actuellement j'utilise alternativement Nted et MuseScore

Conclusion

Voilà, ce n'est là qu'une simple présentation des principales solutions que je connais.
Pour compléter votre information je vous convie à visiter l’excellent LinuxMAO.

À l'occasion, et si ça intéresse, je ferai un article plus détaillé sur mon emploi du couple Lilypond / Frescobaldi.

(*) For musicians only est un album de Jazz paru en 1958 réunissant Dizzy Gillespie (trompette) Sonny Stitt (saxophone alto), Stan Getz (saxophone ténor), John Lewis (piano), Herb Ellis (guitare), Ray Brown (contrebasse) et Stan Levey (batterie).

mardi 15 janvier 2013

Géolocalisation (suite)

Quelques nouvelles concernant des applications de géolocalisation.

Dan Fandrich (dan à coneharvesters point com ), qui a repris le développement de GPSCorrelate (voir un précédent billet), s'attaque à son internationalisation. Je viens de finir la traduction française.

Si quelqu'un est volontaire pour une autre langue, le fichier .pot est ici. Pour les néophytes en traduction je recommande Poedit (pour Archlinux : disponible en version 1.5.4 dans le dépôt Community). Une fois la traduction terminée renvoyer le fichier gpscorrelate.pot directement à Dan (merci de me mettre en copie, vgay à vintherine point org).

Pour ma part j'ai fait évolué mon script de géolocalisation manuelle intégrable dans Nautilus, Nemo, Thunar ou encore GThumb (et certainement dans Dolphin mais je ne connais pas bien).

Installation :

  • récupérez le Script GeotagGTK et copiez-le où vous voulez (/usr/local/bin/ par exemple)
  • rendez le fichier exécutable (chmod +x)

Pour intégration graphique

  • Nautilus : faites un lien dans ~/gnome2/nautilus-scripts/
  • Nemo : faites un lien dans ~/gnome2/nemo-scripts/
  • Thunar : configurez une action personnalisée (anglais)
  • GThumb : Outil -> Personnaliser -> ajouter une commande
  • Dolphin : si quelqu'un peut m'expliquer...

Usage :

  • Copiez dans le presse papier Latitude et Longitude, séparés par une virgule (sélectionner le texte suffit)
  • En ligne de commande indiquez en paramètre les fichiers et/ou répertoire concernés
  • En mode graphique sélectionnez les fichiers et/ou répertoire concernés
  • voir le billet précédent

Licence : le script est sous la licence libre WTFPL

N.B. Les valeurs copiées sont en degrés décimaux (DD.DDDDD) mais sont passées en Degrés-Minutes-Secondes dans les données EXIF

Copie d'écran :

Capture gtkdialog géolocalisation

lundi 7 janvier 2013

Photo : Hugin, le panorama facile

De nombreux appareils photo numériques proposent la fonctionnalité panoramique par assemblage de plusieurs prises de vue. C'est le cas de mon bridge, et c'est ce que j’utilisais jusqu'à ce jour. Mais ce WE nous n'avions pris que le petit compact de Catherine pour randonner à la petite Chaurionde, point de vue extraordinaire sur les sommets avoisinants et sur le Lac d'Annecy. Je me contentais donc de faire plusieurs clichés en gardant dans un coin de ma tête que j'avais lu quelque-chose à propos d'une solution logicielle.

Cinq minutes : c'est le temps qu'il m'a fallu pour effectuer une recherche avec Startpage, installer Hugin avec ses dépendances (yaourt -S hugin), charger 3 photos et assembler mon premier panorama avec les options par défaut. Et le résultat est franchement bluffant !

Ceux qui connaissent Hugin vont penser que je découvre l'eau tiède, et ils auront raison : la première version date de 2003, la première version stable de 2005. L'application est sous licence GPLv2, est basé sur panorama tools et existe pour Linux, Windows et Mac.

Je ne ferai donc pas une énième présentation détaillée, vous trouverez ça avec votre moteur de recherche favori. De plus la documentation en ligne est abondante, avec notamment plusieurs tutoriels en français. Je me contenterai juste de ces quelques remarques :

  • lors de mes prises de vues initiales je n'ai pris aucune précaution particulière. Naturellement je n'avais pas de pied et j'étais en automatique (autofocus + réglage auto de la vitesse et de l'ouverture).
  • le format de sortie par défaut est tiff ! peut se modifier dans les préférences.
  • avec un assemblage en jpeg ce sont les données exif de la première image qui sont conservées. Toutes les données, y compris les donnée GPS. Elles sont perdues si vous passez dans un autre format.
  • les correspondances ne sont pas établies seulement sur le plan horizontal, mais aussi sur le plan vertical. Cela permet des assemblages dans tous les sens.
  • même s'il est possible de réaliser un panorama en 3 clics il n'est pas inintéressant de travailler les options et de lire la doc (si, si, ça sert à quelque-chose).

Voici un panorama réalisé à partir de 5 prises de vues différentes et couvrant 180° :

panorama.jpg

mardi 1 janvier 2013

Réparation de mon écran Samsung 226BW

Il y a quelques temps j'ai eu la désagréable surprise de voir mon écran Samsung 226BW présenter des symptômes inquiétants : clignotement au démarrage (ou en sortie de veille) et temps de plus en plus long à stabiliser l'image. Arf... je n'avais pas du tout prévu de changer mon écran cette année, déjà qu'il faut payer les lunettes, le dentiste, l'entretien de la voiture...

Heureusement un simple requête sur mon moteur de recherche favori m'a appris :

  • que c'est une panne fréquente sur ce modèle (mais aussi sur d'autres écrans LCD ou TV)
  • qu'il s'agit de condensateurs dont la durée de vie n’excède pas 5000h (obsolescence programmée ?)
  • que des condensateurs ça ne coûte pas cher : 0,40€ sur Internet (4€ dans une boutique à Annecy dont je tairai le nom)
  • qu'alors que le constructeur vous déconseille de démonter l'écran (étiquette à arrière) l'opération n'est pas très difficile.

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lundi 26 novembre 2012

Thunar 1.5 dans AUR

Nautilus était le dernier programme de Gnome auquel j'étais resté fidèle. Sa gestion des onglets et la possibilité de diviser sa fenêtre en 2 me le faisait préférer à Thunar et à PCManFm qui en étaient dépourvus. Quant à Dolphin et Konqueror, si les fonctionnalités sont au rendez-vous , ils s'intègrent mal dans mon environnement Openbox/gtk.

Oui mais voilà... Gnome poursuivant avec la constance qu'on lui connaît dans la voix de la régression, la si pratique division de fenêtre disparaissait avec la récente version 3.6 . Aussi j'étais impatient de voir arriver Thunar 1.5 (et ses onglets) dans les dépôts d'ArchLinux. Et ceux-ci se faisant prier, je me suis résolus à jeter un coup d'œil à AUR (Arch User Repository), pour y trouver un Thunar-extended en version 1.5.2 avec quelques goodies supplémentaire (gestion de la poubelle, aperçu audio...).

2 petites difficultés vite résolues - installer préalablement exo-devel (lui aussi dans AUR), la compilation réclamant une version ⩾ 0.9 - revalider toutes les actions personnalisées (pas besoin de les modifier, seulement les valider).

Bye-bye Nautilus :-)

edit du 9/12 Thunar est passé en 1.6 dans le dépôt extra

vendredi 19 octobre 2012

Géolocaliser ses photos manuellement

J'ai expliqué dans un billet précédent comment j'utilise mon GPS pour géolocaliser automatiquement mes photos. Mais il arrive parfois que l'on ait à procéder manuellement :

  • soit que l'on ait oublié son GPS
  • soit qu'il soit inutilisable (photos d'intérieur par ex:)

Il est possible alors de géolocaliser à posteriori en pointant sur une carte l'endroit supposé où ont été prises les photos. Il existe pour cela metadataEdit, un kipi-plugin à utiliser dans Digikam. Il suffit d'activer le plugin dans le menu Configuration > Configurer digikam > Modules externes kipi > Cocher "KIPI Pictures Metadata Editor". Sélectionnez ensuite un lot d'images puis allez dans le menu Image > Géolocalisation.
Seulement voilà :

  • Digikam me semble être une gigantesque usine à gaz bien trop longue à charger.
  • Localiser un point précis sur Google Map ou sur Open Street Map c'est pas une évidence. Comparez avec un fond de carte IGN, juste pour voir...

Autres solutions : oqapi, à laquelle je n'ai pas adhéré davantage.

Donc je me suis fendu d'un petit script que je peux directement utiliser dans un navigateur de fichier comme Nautilus ou Thunar, en combinaison avec un navigateur web.

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dimanche 7 octobre 2012

Géolocalisation avec gpscorrelate

Géolocaliser ses photos est un truc amusant, cela permet d'afficher sur une carte le lieu où elles ont été prises. Dans nos albums photos par exemple, on peut voir la carte en cliquant sur l'icône représentant une mappemonde dans la barre d'outil en haut à droite.

Géolocalisation

Un des (nombreux) avantages de notre solution Piwigo (associé au plugin RV Maps & Earth) par rapport à PicasaWeb est de pouvoir utiliser les tags de géolocalisation contenus dans les données exif. Ainsi plus besoin de positionner les photos une par une sur une carte, il suffit :

  • d'une trace gps
  • du logiciel gpscorrelate
  • d'un peu d'organisation

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mardi 25 septembre 2012

Rapid-Photo-Downloader

Copier/Déplacer mes photos depuis la carte de mon appareil sur mon ordinateur a toujours été quelque chose de relativement automatique depuis que je connais exiv2 :

  • Renommer le dossier (par ex: Grand-Pic-de-Belledone)
  • le déplacer dans le dossier qui va bien (par ex: ~/Images/Photos/Montagne-2012/)
  • faire un clic droit sur le dossier en question pour lancer le script qui va bien :
#/bin/bash
shopt -s nocaseglob
exiv2 -r :dirname:_%Y%m%d_%H%M%S_:basename: mv $1/*.jpg
shopt -u nocaseglob

J'ai nommé ce script "Renommer les photo" et l'ai mis dans ~/.gnome2/nautilus-scripts (ça fonctionne même avec Nautilus 3.x). Il suppose évidemment que le paquet exiv2 soit installé. C'est un peu sommaire et ça peut être amélioré, mais ça fonctionne.

Il se trouve qu'il existe un programme qui fait ça plutôt bien, c'est Rapid-Photo-Downloader (paquet pour ArchLinux dans le dépôt AUR). Facile  à utiliser, il permet notamment

  • de paramétrer les dossiers de transfert par défaut
  • de définir des emplacements distincts pour les photos et vidéos
  • de paramétrer les règles de nommage (date, étiquette, texte...)
  • de prévisualiser (et éventuellement sélectionner) les photos avant transfert
  • de copier ou déplacer sur plusieurs supports (sauvegarde automatique)

Ce qu'il ne permet pas (encore) c'est de modifier les dates contenues dans les données exif. C'est dommage, ça m'aurait été utile dans plusieurs circonstances. Pour ceci j'utilise donc encore jhead.

jeudi 6 septembre 2012

ffDiaporama

Dans mes deux précédents billets je vous ai proposé un diaporama réalisé avec ffDiaporama. L'exercice est nouveau pour moi car jusqu'à présent j'étais resté plutôt rétif à ce type d'outil, considérant que de bonnes photos devaient se suffire à elles-mêmes (et que les autres pouvaient dormir dans un placard). Dit autrement le risque est grand que la forme (le rythme, les effets, la musique...) prenne, comme souvent, le pas sur le fond au lieu de le servir. Il faut dire également que la production que j'ai vu jusqu'à ce jour sur youtube ou dailymotion n'aide pas forcement à apprécier un genre qui tourne plus souvent à l'étalage d'effets spéciaux qu'à la mise en scène artistique.

C'est donc un peu par curiosité, parce que j'ai lu ici ou là quelques avis favorable, et un peu aussi pour faire comme tout le monde, que je me suis mis à ffDiaporama à mon retour de vacance. Et j'ai vite mordu à l'hameçon. Au début j'ai juste sélectionné un dossier de photos et laissé les transitions options par défaut : ça avait déjà un peu de la gueule. Puis j'ai appris en faisant : gestions des calques, effets "Ken Burns" (loupe et déplacement dans une image), insertion de vidéos, animations de textes... Je manque naturellement de points de comparaison avec d'autres logiciels du même genre mais si j'en juge au résultat ça a l'air plutôt compétitif.

Puisqu'on parle d'apprentissage le site est plutôt bien conçu, avec une page d'aide et un forum. Mais on trouve également d'autres tutoriels sur la toile. Notons par exemple

Des paquets sont disponibles pour la plupart des distributions ainsi que pour Windows sur la page de téléchargement, la dernière version stable (1.3.1) étant le dépôt AUR pour Archlinux. Pour Ubuntu un paquet sera disponible dans les dépôts officiels à partir de la prochaine 12.10.

mardi 26 juin 2012

Récupérer des données malencontreusement effacées.

J'ai accidentellement supprimé un répertoire contenant les photos de notre super week-end du 11 novembre dernier dans les gorges du Verdon. Ne me demandez pas comment j'ai fait mon compte, ce serait trop long à raconter, mais si j'écris ce billet vous vous doutez que je ne suis pas resté les bras croisés à pleurer sur mon sort.

Premier réflexe, ne plus toucher à mon PC pour ne pas aggraver mon cas : je savais en effet qu'effacer un fichier consistait simplement à enlever un pointeur dans le système de fichier. Tant qu'on n'écrit pas sur l’espace libéré les données elles-mêmes ne sont pas perdues.

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samedi 21 avril 2012

Archbang sur un netbook HP mini

Ma petite sœur, avec laquelle nous partageons quelques équipements divers, s'est dégotée un netbook HP mini afin de relever ses mails et voir ses photos en vacance. Et me demanda aussitôt d'y installer un OS digne de ce nom, ainsi que les quelques programmes nécessaires à son usage. Jusqu'à présent j'étais plutôt circonspect sur ce genre de matériel : que faire avec un écran aussi ridicule, un processeur riquiqui et si peu de mémoire ?

Une fois viré le Windows starter qui encombrait le disque dur ma première tentation fut de tester la dernière mouture de Ubuntu. Après tout, cette interface Unity qui me fait tant hurler sur un PC de bureau, avait été conçue justement pour ce genre d'engin. Bah... vu le titre de ce billet vous aurez compris que je n'ai toujours pas été convaincu.

Donc retour aux fondamentaux : un environnement léger, simple, et qui se contente de faire ce qu'on lui demande. Ça tombe bien, la combinaison Arch - Openbox - Tint2 est faite pour ça et existe en version prêt-à-porter sous le nom de arcbang ! Ça fonctionne comme une baguette magique de nos vieux comptes de fées : d'un seul coup le vilain crapaud se transforme en vaillant destrier capable de vous emmener au bout du monde sans rechigner à la tache. Oui, bon, peut-être que je m'emporte un peu, mais la différence par rapport à la solution précédente est évidente.

Seul petit bémol : le bouton droit du touchpad ne fonctionne pas (sous d'autres distributions non plus du reste). Quelques heures passées en tête à tête avec Mr Google n'y changent pas grand chose, si ce n'est ce post démesuré de 29 pages dans lequel on trouve un module psmouse patché qui semble fonctionner pour Ubuntu.

Avec l'aide diligente et efficace des maîtres archers du forum francophone de archlinux (grâce leur soit rendu ici) ceci fut promptement transformé en PKGBUILD dont je joint une archive ici. Si vous en avez l'usage commencez par mettre votre système à jour (pacman -Syu), redémarrez pour prendre en compte l'éventuelle nouvelle version du noyau, installez base-devel si ce n'est déjà fait, décompressez l'archive où bon vous semble, déplacez-vous dans le répertoire ainsi créé et tapez d'une main ferme et assurée la commande suivante :

makepkg -sirc

Pour la petite histoire j'ai changé d'avis sur les netbooks.

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