En matière climatique les annéciens ont deux points de repaire, selon qu'ils habitent plutôt à l'Est ou à l'Ouest.

À l'Est c'est le Parmelan qui domine, et sur son épaule le chalet Chappuis dans son alpage à 1200m qui nous renseigne sur l'arrivée de l'automne (quand il se couvre de blanc) et sur la fin de l’hiver (quand il reverdit). Quand le plafond est bas le Parmelan tout entier disparaît, ce qui donne l'impression que c'est la ville qui sera prochainement engloutie dans un océan de tristesse.

Ce matin du 29 mai le chalet Chappuis était sous la neige, avant que les nuages ne nous le cachent !

À l'Ouest on regarde davantage le Semnoz, dont le sommet est caché aux riverains du lac. Les anciens disent qu'il ne faut rien planter dans les jardins tant que les dernières neiges n'ont pas disparu de ses crêtes. Avec 20 cm de fraîche chaque semaine il nous faudra sans doute attendre encore !

Décidément, après un hiver long et rigoureux, le printemps se fait languir.

Comble de l'ironie c'est aujourd'hui le centième anniversaire de la première représentation d'un ballet de Stravinsky qui marqua l'histoire musicale tout autant que chorégraphique : le sacre du Printemps, donné pour la première fois le 29 mai 1913 au théâtre des Champs Élysées.