Nous avons beaucoup hésité à montrer sur la carte où se trouve cette concentration : le sabot de Vénus est une orchidée rare, fragile et protégée. Mais en matière de protection l'éducation est sans doute un meilleur pari que l'ignorance. Voici donc quelques caractéristiques qui inciteront, nous l'espérons, à respecter son environnement : la graine du sabot de Vénus a une durée de vie assez courte et a besoin pour germer de la présence d'un champignon microscopique qui lui fournit les nutriments nécessaires à son développement. Ses premières feuilles apparaîtront 3 ans plus tard et il faudra attendre 8 à 12 ans pour voir les premières fleurs. Il y a généralement une ou deux fleurs par tige, exceptionnellement trois. Bref, voir cette fleur est en soi un petit miracle. Est-il besoin de préciser qu'il est interdit de la cueillir ?

Ah, au fait, il y a tout plein de muguet à proximité, et du muguet on a le droit d'en faire un bouquet, s'il tient dans une seule main.

Les 2 magnifiques fossiles (environ 50 cm) que l'on peu observer près des granges de Joigny sont des ammonites, c'est à dire des mollusques céphalopodes qui vivaient à la fin du crétacés et disparurent lors de la grande extinction Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d'années.


(toutes les photos sur http://photos.vintherine.org/)

Pour les voir partir du col du Granier (parking) par une large piste en direction du Nord-Ouest. On atteint facilement les granges en 1/2 heure (2km). Le chemin s'engage alors dans la forêt et se divise en deux. Prendre à droite, les fossiles sont à une vingtaine de mètres de l'intersection, au bord du chemin.

Les plus courageux continueront l'escapade jusqu'à la pointe de la Gorgeat (belle vue sur la Chartreuse, Chambéry et le lac du Bourget) et reviendront par le Mont Joigny (voir carte ci-dessus).

Tout au long ce cette balade on peut admirer la face nord du Mont Granier au passé tragique. En 1248 un grosse partie de la montagne s'effondre et ensevelit totalement 5 paroisses et partiellement 2 autres, faisant environ 2000 morts. Les éboulis de calcaires et de marnes, sur des épaisseurs atteignant parfois 40m pour un total de 500 millions de m³, constituent ce que l'on appelle aujourd'hui les Abymes de Myans. Un siècle plus tard les savoyards y cultivèrent la vigne, origines des fameuses AOC d'Apremont et d'Abymes. En redescendant par Chapareillan n'hésitez pas à vous arrêter chez les nombreux viticulteurs qui se feront un plaisir de vous faire goûter leur production.