Vintherine : le blog

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mercredi 1 octobre 2014

Trois randonnées en septembre

Après un été médiocre sur les Alpes le soleil de septembre fut propice à de belles randonnées. En voici trois qui ont en commun d'offrir un panorama superbe au prix d'un faible dénivelé (entre 900 et 1100m).

L'aiguille de Borderan

La combe de Borderan est bien connue des skieurs hors piste qui peuvent l'aborder à partir des remontées mécaniques de La Clusaz. Elle est empruntée également dans sa partie basse par ceux qui redescendent de la via ferrata "Yves Pollet-Villard" qui parcourt la falaise du même nom. Mais c'est aussi une jolie randonnée pédestre aboutissant à un sommet facile d'accès pour autant que le terrain soit sec (pentes herbeuses).

Avec un peu de chance vous pourrez comme nous admirer le vol d'un gypaète barbu − dont un couple niche à proximité − ou les acrobaties aériennes de quelques vautours fauves. Et à la descente, à l'orée de la forêt, vous pourrez remplir votre panier de délicieuses framboises pour vos desserts, confitures, sirops ou liqueurs.

Le Piquet de Nantes

Au Nord de La Mure, entre Grenoble et Gap, le massif du Taillefer occupe une position privilégiée entre Oisans, Belledonne, Vercors et Dévoluy. Les hauts sommets du chaînon oriental (Grand Galbert, Taillefer, Grand Armet, Coiro) sont réputé tant par leurs itinéraires alpins que par leur génépi. Le chaînon central (Grand Serre, Tabor, Piquet de Nantes), un peu moins élevé, et le théâtre d'aimables randonnées aux pentes ensoleillées et aux sommets aisés.

Le Piquet de Nantes, le plus méridional d'entre eux, est accessible depuis La Valette ou Saint-Honoré. La boucle que nous avons suivi, au départ de la Grande Combe (entre col de Malissol et le hameau du Poyet), découvre ses merveilles panoramiques tout au long de la montée. Le Dévoluy tout d'abord, dès la sortie de la forêt, avec L'Obiou, le Grand Ferrand et le Pic de Bure. Le Vercors ensuite, en arrivant sur l'arête sud, avec le Grand Veymont et la Grande Moucherolle. Le Mont Aiguille se découvre petit à petit, caché au début par le Senépi. On voit apparaître ensuite les lacs de Laffrey, tels trois joyaux dans leur écrin. Puis la Chartreuse, émergeant derrière le Grand Serre, et enfin le Taillefer et le Grand Armet, seigneurs de ces lieux.

La descente par la Grande Combe permet de donner encore plus de variété à cet itinéraire qui n'en manquait pas. Et de se régaler ici encore des dernières framboises de l'année.

Le Mont Charvin

Avec ses 2409m le Mont Charvin n'est pas le plus haut sommet des Aravis, loin s'en faut. Pourtant sa position dominante au Sud de la chaîne, l'élégance de ses lignes et son impressionnante  muraille Sud-Est lui confère un prestige qui lui valut le surnom de Cervin Savoyard.

Outre la voie normale parcourant la face Ouest et l'arête Nord-Ouest on peut gravir l'arête Sud (accessible par le Cul d'Ugine ou le Goulet de la Trouye) ou l'arête Nord-Est (accessible par le lac du Charvin, par le col des Porthets ou le pas de l'Ours). Combiner 2 de ces itinéraires permet de faire une boucle et de varier les plaisirs. Après avoir garé les voitures au parking des Chandoches nous nous sommes dirigés vers le col des Porthets, avons coupé au dessus du lac pour rejoindre l'arête Nord-Est et sommes redescendus par la face Ouest.

Super panorama à 360° au sommet couvrant de l'Oisans au Faucigny.

samedi 21 juin 2014

Balade au Bout du Monde

Ma chère et tendre étant en difficulté avec ses genoux, mais ce samedi s’annonçant ensoleillé, nous nous mîment en recherche d'une balade pas trop longue et sans beaucoup de dénivelé. Les cartes en ligne telles celles de l'IGN ou de SuisseTopo sont parfaites pour cela. Et nous nous sommes finalement décidés pour le Bout du Monde.

La réserve naturelle naturelle nationale de Sixt-Passy est la plus grande réserve naturelle de Haute-Savoie.Elle comprends de hauts sommets calcaires tels le Buet et le Grand Mont-Ruan culminants à plus de 3000m. quelques glaciers malheureusement menacés par le réchauffement climatiques, et à leur pied l’extraordinaire cirque du Fer à Cheval, Haut de 500 à 700m, long de 5km et d'où jaillissent plus de 30 cascades.

Plus loin la vallée devient plus étroite, encaissée entre les murailles du Tenneverge, du Mont-Ruan, des Avoudrues et de la pointe de Bellegarde. Ici encore jaillissent des dizaines de cascades toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Certaines font résurgence et sortent directement de la roche, Au fond de cette vallée chemine un sentier débonnaire, d'où l'on peut admirer ces merveilles. Il vient buter contre les tours de Saint-Hubert, contrefort du Mont-Ruan, ultimes falaises de ce monde vertical, dans un lieu justement appelé le Bout du Monde.

Pour éviter un aller et retour par la même route nous sommes monté par le pas du Boret et le chalet du même nom, avant de traverser par un sentier en balcon vers le Bout du Monde. Bonne pioche ! Alpages fleuris, sentier ombragé et vue splendide sur le Tenneverge.

Les photos c'est ici .


Haute vallée du Giffre et cascade de la Vogealle

mercredi 11 juin 2014

La Haute Cime des Dents du Midi

Certaines montagnes exercent un pouvoir d'attraction irrésistible. C'est pour moi le cas de la Haute Cime des Dents du Midi dont l'élégante arête sud attire le regard autant que les pas du montagnard. 

Bien visible depuis l'autoroute descendant à La-Roche-Sur-Foron, mieux encore depuis les sommets du Haut-Faucigny ou depuis les Portes du Soleil, elle domine de ses 3257m la vallée du Rhône et le lac Léman et fait face au Mont-Blanc par dessus la tour Sallière et le Mont Ruan. Bref, voilà longtemps que ce sommet était dans ma liste, et puisque ni ma chère et tendre ni aucun de mes amis n'étaient disponible pour ce week-end de Pentecôte je me suis décidé à y aller seul.

Début juin est une période idéale pour cette course : le sentier d'été est presque totalement déneigé, ce qui est parfait pour la montée, mais de longs champs de neige subsistent, notamment sous le sommet et sous le col de Susanfe, ce qui évite aux genoux de trop souffrir des 1850m de dénivelé à la descente. Juste au dessus du lac un alpage plat, sec et sans cailloux constitue un emplacement rêvé pour un bivouac et tout au long du chemin il est possible de remplir sa gourde aux eaux de ruissellement. Enfin il y encore bien peu de monde pour un si bel endroit, une fois passé le barrage : je n'y ai en effet rencontré qu'un couple au sommet et un valaisan solitaire au col des paresseux, avec lequel j'ai fait du reste une partie de la descente.

Seul regret : une brume, que certains appellent brume de beau temps, mais que j'attribuerais plutôt à la pollution, ne me permit pas d'apprécier pleinement le paysage. C'est à peine si je pouvais deviner les sommets des alpes valaisannes au delà du Grand-Combin ainsi que Montreux et le Léman pourtant si proches.

La page des photos.

Vue depuis la tête de Bostan Vue depuis le lac de Salanfe Itinéraire à la Haute-Cime
À la tête de Bostan le 16/03
Depuis le lac de Salanfe
Mon itinéraire

Les Arches du Vet dans le Valbonnais

Après avoir exploré quelques unes des plus belles arches de Chartreuse notre attention a été attirée par mon cousin Rémi sur une curiosité de la région du Valbonnais, en périphérie du parc national des Écrins. Il s'agit d'une cargneule, formation d'origine dolomitique d'aspect ruiniforme, en plein milieu d'une zone de roches métamorphiques.

Vue d'en haut Vue de l'autre coté

Le lecteur exigeant lira avec profit une explication détaillée sur cette page d'un site consacré à la géologie et au patrimoine de la Matheysine et de ses alentours. Pour ma part je me contenterais de vous recommander une agréable randonnée pédestre, pour partie hors sentiers, qui aurait juste mérité un meilleur ensoleillement. En ce début juin nous avons bénéficié d'une floraison variée et des cabrioles de quelques éterlous. Voir sur notre album une sélection de photos.

Pour les amateurs voici trace GPS et son rendu sur la carte.Nous l'avons fait dans le sens Entraigue -> Les Doras, en ayant préalablement laissé un véhicule à l'arrivée. Au niveau de la cabane des Drayes nous avons eu du mal à trouver notre chemin : ne suivez-pas bêtement notre trace :-) Le fichier gpx est quand à lui incomplet car j'avais oublié de mettre mon GPS en position trace dès le départ, mais le début du chemin n'est pas difficile à trouver.

lundi 16 septembre 2013

Génépi

Il y a génépis et génépis, ça tous les cueilleurs le savent ! Oui mais comment les distinguer ? Sont-ils protégés ? Où peut-on en ramasser ? En quelle quantité ? Quelles précautions faut-il prendre pour préserver la reproduction ? Hum... Pour une grande majorité la seule réponse est d'éviter de ramasser dans les parcs nationaux. Ce qui est une erreur à plus d'un titre, comme nous allons le voir ci-dessous.

Les différentes espèces

Tout les génépis font partie de la famille Asteraceae, genre Artemisia. 4 seulement sont utilisés pour produire de la liqueur

Génépi laineuxArtemisia erianthaSynonymes : génépi mâle, génépi bourru, génépi à fleurs cotonneuses. 

C'est le plus vigoureux, sa taille peut dépasser 20 cm et comporte de nombreux capitules sur tout le long de la tige. Couvert d’une abondante pilosité blanche et soyeuse, il se rencontre uniquement sur sols siliceux (principalement Granites et Gneiss) et est très odorant. C'est aussi le seul qui soit totalement protégé dans les Alpes.

Photo prise près du sommet du Pic de l'Homme (massif de la Meije). (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Génépi noir Génépi noirArtemisia genipi / Artemisia spicataSynonyme : génépi vrai

Ses fleurs sont groupées en haut d'une tige courte (ce qui le distingue du génépi laineux), il a des feuilles supérieures non pétiolées et des écailles noirâtres sur le calice (d'où son nom). Il exhale un parfum d'absinthe et se rencontre sur les rochers, les gravières et les moraines.

Photo prise près du col de la Chevrière, au dessus du Fond d'Aussois. (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Génépi jauneArtemisia umbelliformis / Artemisia mutellinaSynonymes : génépi blanc, génépi mutellin, génépi femelle.

Gracile, c'est le plus frêle. C'est l'espèce la plus courante sur le massif des Écrins. Ses capitules peu fournis forment un épi lâche et ses senteurs seraient des plus sensuelles.

Photo prise au dessus du Lac Blanc, sous le glacier de Fredanne, Belledonne. (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Le génépi des glaciers, Artemisia glacialis. 

Voici l'espèce la plus rare, mais la moins parfumée. Ses capitules d'un jaune franc terminent de courtes tiges émergeant d'une sorte de coussinet de feuilles assez compact. On en trouve plus particulièrement dans la partie orientale du département des Hautes-Alpes et en Vanoise, dans les éboulis et les moraines. Il possède de gros capitules jaunes groupés par 2 à 9 tout en haut de la tige.

La photo ci-contre est l'œuvre de Roland Teuscher, publiée sur wikimedia sous licence GNU Free Documentation License

Cliquez sur les vignettes pour une vue agrandie des photos.

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dimanche 15 septembre 2013

3 randonnées face à la Meije

La Meije, de par son histoire, sa position, son esthétique, ses difficultés alpines... est une montagne à part dans les Alpes. S'il faut s'enfoncer profondément dans le massif des Écrins pour admirer la fantastique muraille rocheuse de sa face Sud, on peut contempler aisément sa face Nord et les contrastes violents de ses glaciers avec la masse sombre du Grand Pic.

Voici 3 jolies ballades pour l'observer sous toutes ses coutures :-)

Pic de l'Homme 20130822_La-Grave_Trace.JPG Goléon
Le Pic de l'Homme Les vallons de la Meije Le Goléon

Le Pic de l'Homme est un sommet secondaire sur l'arête du Bec du même nom. Il s'atteint depuis le sentier qui mène au refuge de l'Aigle à travers des systèmes d'éboulis à priori peu engageants mais finalement assez aisés. On y trouve un magnifique génépi mais... son fin duvet blanc est caractéristique du génépi laineux dont le ramassage est interdit par arrêtés préfectoraux dans les départements des Hautes-Alpes et de l'Isère.
Au sommet la vue est majestueuse (meijestueuse ?) sur l'arête reliant le Grand Pic au Doigt de Dieu, itinéraire initiatique de nombreux apprentis alpinistes. L'album photo

Les vallons de la Meije constituent un itinéraire que l'on emprunte habituellement à ski. Prendre le téléphérique jusqu'à la gare intermédiaire permet de commencer la promenade vers 2400m, de descendre légèrement au lac du Puy Vacher et de monter jusqu'à la gare supérieure au bord du glacier de la Girose. À la descente suivre l'arête du Peyrou d'Amont (encore du génépi !) jusqu'à la brèche de Pacave puis basculer sur le Clos de Cala. Vue imprenable sur les austères face Nord du Râteau et du Grand Pic de la Meije. De retour à la gare intermédiaire on devine l'itinéraire empruntant les Enfetchores de gauche pour atteindre la brèche de la Meije et de là le refuge du Promontoire, point de départ de la traversée de la Meije. L'album photo

L'ascension du Goléon n'est théoriquement plus de la randonnée : il faut traverser le glacier Lombard (crampons recommandés) et escalader une arête rocheuse (quelques pas de III). Cela reste toutefois une course facile à la portée du plus grand nombre. Ici on prend du recul par rapport à la Meije, on la resitue dans ce massif des Écrins si bien nommé, et même au delà avec une vue à 360° sur les Alpes françaises. Au passage on contemplera les reflets de la Meije dans un joli petit lac près du refuge. L'album photo


Les reflets de la Meije dans le lac du Goléon.

lundi 9 septembre 2013

Tour du massif d'Ambin

Le chaînon d'Ambin, composé des Dents, d'Ambin, du Mont d'Ambin et de la Pointe Ferrand, est un massif frontalier culminant à 3378m au sud du Mont-Cenis, entre la Haute-Maurienne (Savoie) et la vallée de Suse (Piémont, Italie). C'est sous cette montagne qu'est prévu la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Une joli randonnée de 2/3 jours permet d'en faire le tour, avec plusieurs variantes possibles. Pour notre part nous avions décidé de nous avancer en bivouaquant le samedi soir près du lac de Savine. Départ du 1er pont après le refuge du Suffet (point coté 1864m), prendre le chemin des chèvres, balisé mais non reporté sur la carte IGN Val Cenis 3634 OT au 1/25000 (2h40).

Du lac rejoindre par le col Clappier le joli refuge Vaccarone (2h30, gardien sympathique, à recommander) puis continuer plus ou moins à flanc pour rejoindre le passo Clopaca (1h20). Prendre à droite (Ouest) puis encore à droite après un premier lacet un ancien chemin muletier récemment restauré et bien balisé (pancarte indiquant le bivouac Walter Blais).  4h du passo Clopaca au col d'Ambin, où nous avons apprécié cet abris (modeste mais confortable et bien isolé) en compagnie d'aimables bouquetins.

Le lendemain nous avons fait l'ascension de la pointe Ferrand par sa face Ouest (crampons nécessaire) : 2h30 aller et retour, y compris la séance photos au sommet. Il ne nous restait plus qu'à descendre par le couloir du lac puis rejoindre en 2h40 le chaleureux refuge d'Ambin où nous attendait une savoureuse omelette.


La dent Parrachée vue du lac de la Savine. Les autres photos, c'est par ici.

Génépi

Le massif d'Ambin est réputé pour son génépi. Les coins sont nombreux mais on ne va pas tout raconter ici, n'est-ce-pas ? Attention toutefois :
  • Coupez les brins à l'aide d'un couteau ou de ciseaux et laissez quelques hampes florales par touffe pour permettre la dissémination.
  • À ce jour, et contrairement aux départements des Hautes-Alpes et de l'Isère (100 brins par personne et par jour), le ramassage du génépi n'est pas réglementé en Savoie, mais ce n'est pas une raison pour laisser un désert derrière soi. Ne prenez que pour votre consommation personnelle, et retenez que le colportage, la vente et l'achat de génépi sauvage sont interdits.
  • La cueillette du génépi est interdite en Italie.

mercredi 17 juillet 2013

Objectif Kenya

Demain nous prenons l'avion pour l'Ouganda où nous rejoindrons Lauriane, et de là la voiture pour le Kenya ou nous avons planifié les ascensions d'un sommet du Mont Elgon et de la pointe Lenana au Mont Kenya. Avant de nous lancer à l'assaut d'un quasi 5000 (4985m) il était sage de nous préparer quelque peu, d'où les ascensions du Dôme de neige des Écrins le 30 juin et de l'épaule Nord de l'Aiguille des Glaciers le 14 juillet. Deux courses magnifiques et relativement faciles, particulièrement cette année grâce à des conditions glacières très favorables.

Pour la première nous avions emmené nos skis, ce qui fut notre seule erreur : long portage jusqu'au-delà du refuge du glacier blanc, neige trempée pour la montée au refuge des Écrins, neige glacée le lendemain matin... nous avons laissé les skis au dessus du col des Écrins. Nous avons été heureux de les retrouver ensuite pour le retour au refuge du glacier blanc mais il a fallu les reporter ensuite.

La montée au Dôme c'est faite sans problèmes, l'itinéraire entre les crevasses et les séracs étant marqué par une procession continue de montagnards qui entendaient profiter comme nous de cette belle fin de printemps. Du reste le refuge était tellement bondé qu'il nous a fallu dormir sur un matelas gonflable dans le réfectoire alors que nous avions retenu depuis le mercredi. Peut-être parce que le Dôme de neige est l'un des 4000 les plus faciles des Alpes, le refuge des Écrins est l'un des plus fréquentés de France.

Au sommet la vue est extraordinaire sur toutes les Alpes françaises mais un vent froid ne nous permis pas de l'admirer autant que nous l'aurions voulu.

Cheminement entre séracs et crevasse sous la Barre des Écrins

Pour le week-end du 14 juillet nous nous sommes dirigés vers le Cormet de Roseland, puis les Chappieux et la Ville des Glaciers. Nous avons planté la tente vers 2600m, un peu sous le refuge Robert Blanc et avons remonté cette magnifique combe glacière entre le Dôme de neige de l'Aiguille et l'Aiguille des Glaciers elle-même, débouchant sur l'épaule Nord et son panorama extraordinaire (à prendre au sens littéral du terme) sur la face Sud-Est du Mont Blanc, depuis les Dômes des Miages jusqu'aux aiguilles de Peuterey.

Voilà une course qui mérite d'être refaite, éventuellement à ski au printemps. Mais alors pas de bivouac, et un dénivelé de 1800m !

Le Mont-Blanc derrière Tré-la-Tête. À droite les aiguilles de Peuterey.

mardi 18 juin 2013

Ski au Mont Gébroulaz

Trace_Gebroulaz.JPGVal Thorens, située à 2300m d'altitude, est la plus haute station de ski d'Europe. En cette fin de printemps particulièrement enneigé cela permet de continuer la pratique du ski de randonnée en chaussant à la voiture :-)

Deux grande classique attirent les randonneurs dès la fermeture des remontées : l'Aiguille de Péclet (3561m) par son versant Ouest (S3/S4 assez soutenu pendant 400-500m) et le Mont Gébroulaz (3511m), plus facile malgré un mur sous le col qui peut être délicat s'il est en glace. C'est ce dernier itinéraire que nous avons choisi, gardant l'autre pour la semaine prochaine si le temps le permet.

Départ vers 6h pour monter à la fraîche, conditions de neige exceptionnelles pour cette période de l'année et belle vue malgré les nuages accrochant les plus haut sommets.

Gébroulaz
Vue de Gébroulaz sur le Mont-Blanc et la Vanoise.

dimanche 9 juin 2013

Floraisons des sabots de Vénus

Sabot-de-Venus_20130608_160017_Granier_IMG_0020.JPG Sabot-de-Venus_20130608_155623_Granier_IMG_0010.JPG

Il y a quinze jours, lors de notre première visite, ils étaient à peine sortis et nous avions eu peine à trouver un bouton. Et les voilà maintenant en fleurs, magnifiques.

Quand j'étais jeune il se disait que l'espèce était si rare qu'on en comptait guère plus de 40 plants en France. Cela reste une fleur fragile et protégée, mais bien plus facile à observer. La plus grande et la plus belle des orchidées d'Europe.

mardi 28 mai 2013

Fabuleuse Chartreuse

Même quand le printemps refuse de se montrer en ce mois de mai finissant, même quand la neige recouvre les plus petits sommets, même quand le ciel est couvert, il y a toujours une promenade à faire en Chartreuse. Celle-ci nous emmena vers le col du Granier, au-dessus de Chambéry,

  • pour contempler des sabots de Vénus dont les pentes nord du Granier constituent la plus grande concentration en Europe.
  • pour admirer les 2 superbes ammonites sur le chemin du col du Gorgeat, au dessus des granges de Joigny
  • pour contempler l'extraordinaire face nord de la montagne éponyme.

20130526_180000_Granier_Trace_Granier.jpg
Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

C'était encore un peu tôt pour les sabots de Vénus, c'est tout juste si nous avons vu quelques boutons. Il nous faudra revenir, faute à ce printemps tardif.

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vendredi 3 mai 2013

Tête Pelouse par la combe de Grand Crêt

TraceTetePelouse.jpgLa combe du Grand Crêt est la randonnée à ski classique de chez classique pour les annéciens. Mais voilà plusieurs années que je n'y étais pas retourné : course trop souvent faite, trop de monde, paysages archi-connus...

Sauf que ce jeudi nous n'avions qu'une demi-journée devant nous, que nous étions peu entraînés et qu'un enneigement exceptionnel nous garantissait de chausser dès la voiture. Inutile de partir trop tôt, l'orientation générale Nord-Ouest de la combe préservant des rayons du soleil. Par contre il ne fallait pas oublier les couteaux, toute la montée se faisant en neige dure, pour ne pas dire glacée. L'alternative était de mettre les skis sur le sac et de monter à pied, ce qui aurait sans doute évité quelques conversions difficiles dans les portions les plus raides.

En montant le regard se fixe sur la Roche Perfia et son célèbre trou de la Mouche. Ma fille Lauriane en garde quelques souvenirs meurtris, elle qui dévissa dans la pente sommitale il y a une douzaine d'années. Derrière la Pointe Percée joue à cache-cache avec les nuages.

Nous atteignons le sommet vers 11h, juste quand les pentes commencent à décailler. Descente sans problèmes, la neige commençant à peine à pourrir dans le bas. C'est fou de ne pas avoir encore de neige totalement transformée le 2 mai !

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La Roche Perfia et son trou de la Mouche devant la Pointe Percée

vendredi 26 avril 2013

La cascade de Barbannaz

Les risques d'avalanches sur les Alpes en cette fin avril, ainsi qu'une envie de paresser un peu au lit au delà du chant des oiseaux, nous à conduit faire ce mercredi une jolie promenade notée sur nos tablettes depuis quelques temps. Départ de Frangy, remontée du torrent "le Fornant", cascade de Barbannaz, marmites de géant au pont du Pissieu, Malpas, Chaumont, Vuache et descente par Vovray et Collonges.

C'est à cette période que la cascade est la plus intéressante du fait du fort volume d'eau. Cerise sur le gâteau nous avons pu ramener un joli bouquet de jonquilles du Vuache.

La trace GPS :
traceFrangy.jpg

La cascade :

jeudi 4 avril 2013

Randonnée à Sainte-Victoire

Que faire quand le temps est incertain dans les Alpes ? On file vers le Sud, évidemment. On passe le week-end chez Alison à Aix-en-Provence et pour s'oxygéner on va se balader vers la mythique montagne de Sainte-Victoire tant de fois peinte par Paul Cézanne. Non seulement cette montagne est magnifique mais elle offre des itinéraires variés et de tous niveaux, que ce soit en escalade dans les splendides dalles de la face Sud ou en randonnée dans des sentiers débonnaires (GR9) ou franchement escarpé (le sentier noir dans la face Sud).

Voici le nôtre : départ du barrage du Bimont, montée par le sentier noir (assez sportive, quelques pas d'escalade facile) et descente par l'arête Ouest (GR9 puis le sentier bleu). Nous recommandons !

Trace Sainte-Victoire

Trace GPS de la randonnée

Ste-Victoire

Sur le sentier vers Sainte-Victoire

Toutes les photos sur notre album montagne 2013

lundi 7 janvier 2013

La petite Chaurionde

La face NW de la petite Chaurionde est un petit bijou de course facile (mais pas trop), courte (980m D+), offrant une pente soutenue (mais pas trop) et gardant la poudre plusieurs jours après la dernière chute de neige. La vue au sommet roxe sa maman ours : Annecy et le lac, Tournette, Mont-Blanc, Albertville et la vallée de l'Isère, Beaufortain, Vanoise, Lauzière, Arcalod...

Départ du parking de la station de Seythenex la Sambuy, à 45 minutes d'Annecy. Étant donnée l'exposition un départ tardif, genre lendemain de bringue, est parfaitement envisageable. Prendre le chemin en direction des chalets de l'Aulp, dès que l'on sort du bois l'itinéraire est évident. Une petite heure de la voiture au pied de la combe, une grosse heure pour remonter celle-ci puis to dré dans l'pentu !

Les photos c'est par là (voir aussi le panorama de l'article précédent).

dimanche 9 décembre 2012

Première peau de phoques de la saison : au mont Morbié, comme il se doit.

Le mont Morbié, dans les Bauges, et une jolie petite course de début de saison qui offre beaucoup d'avantages :

  • un faible dénivelé (700m), parfait pour se remettre en jambes
  • une altitude modeste (1542m) ce qui est amplement suffisant quand le thermomètre descend en dessous de -10°C
  • un parcours en clairières, à l'abri des avalanches, même quand le drapeau rouge est hissé
  • cerise sur le gâteau, la possibilité de descendre sur la station d'Aillon-le-jeune et de remonter par télésiège pour 4€ par personne. Soit 1400m de descente pour 700m de montée :)

Le revers de la médaille est qu'il y a souvent pas mal de monde, et quelques difficultés à se garer à Routhennes (commune de Sainte-Reine)

Mont Morbié

Voici une vue sur le mont Morbié devant la dent d'Arclusaz, le Grand Arc et la chaîne de la Lauzière.

lundi 24 septembre 2012

Le trou de la Chapelle

Itinéraire dent du Cruet Voilà encore une curiosité alpine à deux pas de chez nous : le trou de la Chapelle permet de traverser (au sens propre) la dent du Cruet dans le sens Est-Ouest, à proximité de son arête faitière. La grotte fait environ une quarantaine de mètres (n'oubliez-pas les lampes frontales) et est précédée d'une magnifique arche.

Point de départ : parking sur la piste forestière de Villard-Dessus, près d'Alex.
Dénivelé : environ 1280m
Difficulté : la descente entre le trou et l'alpage du Lindion, quoique équipée de cordes fixes, est relativement délicate. À n'entreprendre que par temps sec.

Itinéraire : revenir tout d'abord une centaine de mètres sur la piste forestière et prendre à droite un sentier qui se dirige vers une cascade puis descend vers le hameau du Grépon. De là remonter une piste à droite et suivre le balisage en direction des alpages de la Rochette (beau point de vue).
Traverser Est Sud-Est (flèche bleues dans le deuxième alpage) et trouver un chemin dans la forêt, d'abord descendant puis, après un premier talweg, montant vers le trou de la chapelle.

Trou de la Chapelle

Rentrer dans la grotte et la traverser entièrement pour ressortir versant Est. Suivre l'arête quelques instants puis descendre le long de cordes fixes (raide, délicat). Rejoindre le fond du vallon et le remonter en direction du crêt des Tervelles puis de la pointe de Talamarche (point culminant, 1850m). Magnifique point de vue sur les Bornes-Aravis, le Mont-Blanc, le petit lac et les Bauges.

Descente : Soit suivre le sentier, passant par les chalets de l'Aulp Riant dessus, qui mène au col des Frètes, soit suivre l'arête au mieux (belle vue sur le petit lac et les dents de Lanfon) et redescendre directement au col. De ce dernier suivre une large piste jusqu'à la voiture.

Les photos dans notre album Montagne 2012.

lundi 17 septembre 2012

Lacs de Peyre - Porte d'Enfer - Pointe du Midi - Combe Sauvage - Combe de Montarquis

Itinéraire à la Combe Sauvage Voilà une randonnée qui se fait bien en hivers, notamment pour sa magnifique pente Nord dans la combe Sauvage. Mais même en été elle ne manque pas de charme :

  • Vue unique depuis la pointe du Midi sur le Mont-Blanc et la Pointe Percée.
  • Visite régulière du Gypaète Barbu qui niche à proximité.
  • Ambiance si particulière de la Combe Sauvage.
  • Bouquetins quasi garantis dans la combe de Montarquis.

Départ : parking du col de la Colombière
Dénivelé : 834m (714m + 120m)
Difficultés : attention au parpinage en descendant le couloir de Cu Deri (haut de la combe Sauvage)

Itinéraire : du col suivre le sentier qui monte aux lacs de Peyres puis accéder à la crête de Ballafrasse. Contourner l'éperon S de la pointe du Midi et s'engager dans un couloir pierreux qui mène au col entre cette dernière et la pointe Dzérat (Porte d'Enfer). De là faire le sommet en aller-et-retour par une sente NW.

Descendre le couloir du Cu Deri en se tenant plutôt sur sa rive droite et trouver une sente qui mène au pied des éboulis. Remonter ensuite au col qui domine la combe de Montarquis et rejoindre le parking en slalomant au mieux à travers les troupeaux de bouquetins.

Bouquetin devant le Mont-Blanc

mercredi 12 septembre 2012

Il n'y a pas qu'en Chartreuse qu'on trouve des arches !

CarteBiollay.jpg Voila une petite promenade pour les dimanche au lever tardif. Les buts :

  • La grotte de Barmafi (cavité à trois entrées qui aurait servi de refuge à un prêtre lors de la révolution).
  • Le pont des sarrasins (arche naturelle sur la crête du Grand Biollay)
  • Le belvédère du Lachat (vue sur les Aravis et les Bornes)
  • Les chalets des fours

Départ : parking de Mont-Jean, au dessus la Vacherie, Thônes (route du Fetelay)
Dénivelé : environ 700m
Flore : en fin d'été on trouve des cyclamens, la fleur emblématique de Thônes

Grand-Biolay_20120909_130108_IMG_0022.JPG

Au parking on trouve une pancarte avec un plan des lieux.

Continuer tout d'abord en direction du Fetelay et remonter à droite un sentier amenant au chalet de la combe à Banon (1140m). Prendre à gauche un sentier plus ou moins horizontal qui mène à la grotte de Barmafi. Rentrer dans celle-ci et en ressortir par une ouverture à gauche puis remonter au mieux le talweg au dessus, en se tenant plutôt sur sa partie droite, jusqu'à rejoindre la crête (raide, délicat, pour montagnards aguerris). Alternative : revenir à la combe à Banon et suivre le sentier en prenant à gauche à chaque carrefour. Sur la crête sommitale suivre le sentier à gauche jusqu'à son terminal (pancarte indiquant la voûte).

Revenir sur la crête et la suivre jusqu'au belvédère du Lachat, (Croix puis sentier à vache, jusqu'à butter sur une petite barre rocheuse. C'est le point culminant de la randonnée, l'accès au sommet par ce versant paraissant pour le moins délicat et alpin (faudra voir ça un de ces jours).

Descente : reprendre la crête jusqu'aux Frasses puis prendre la direction des chalets des Fours puis de Mont-Jean (pancartes).

Les photos dans notre album Montagne 2012.

mardi 11 septembre 2012

4 randonnées en Briançonnais



La vallée de la Guisane, qui relie le col du Lautaret à la cité de Briançon, est dominée à l'Est par le massif des Cerces et à l'Ouest par le parc national des Écrins. C'est un paradis pour toutes les activités alpines, alpinisme, ski, randonnées... Nous y avons passé une semaine fin août, ce qui m'a donné l'occasion d'effectuer 4 belles randonnées que je vous propose ici.

Meije

La Meije depuis la brèche de Combeynot

Les photos sont en ligne sur notre album "Montagne 2012" à http://vintherine.piwigo.com/


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