Vintherine : le blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 14 janvier 2015

Elections in a Hybrid Regime: Revisiting the 2011 Ugandan Polls

C'est avec une certaine fierté paternelle que je me permet de promouvoir un ouvrage paru chez Fountain Publishers (mais semble-t-il non encore disponible sur leur site) et dont le chapitre 8, intitulé A “Hot Cake”: The Land Issue in the Buganda Kingdom during Uganda’s 2011 Elections est signé par ma fille Lauriane.

Le communiqué de presse, en anglais et au format propriétaire Microsoft Word (docx), est disponible ici

Pour les anglophobes voici la traduction des premières lignes :

Comment la bataille politique a-t-elle été encadrée(cadenassée ?) pendant la campagne électorale de 2011 ? L'utilisation des instruments de contrôle, le rôle de l'argent et les pratiques de parrainage (clientélisme) ont-ils limité la capacité de l'opposition à s'organiser et à s'exprimer ?  La restriction relative des libertés civiles et politiques a-t-elle affecté l'organisation du vote et les résultats électoraux ? Autrement dit, les résultats ont-ils représenté la volonté populaire ?

Voici quelques-unes des questions critiques abordées dans ce volume édité par Fountain Publishers. Il doit son existence à un projet universitaire commun entre l'Institut français pour la Recherche en Afrique (IFRA) et l'Université Makerere, le Département de Science Politique et l'Administration Publique, soutenue par the Democratic Governance Facility (DGF). Il cherche à apporter une meilleure compréhension des élections de 2011 en Ouganda au profit des chercheurs et des étudiants, des organisations, des leaders d'opinion et des lecteurs, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur d'Ouganda, et à servir de point de référence dans l'évaluation de la démocratie électorale en évolution en Ouganda. Le livre adopte une approche pluridisciplinaire et une analyse multi-facettes des élections : des géographes, des démographes, des spécialistes des Sciences Politiques et des anthropologues ont participé à ce projet collectif, s'appuyant sur des études de terrain, et abordant des aspects souvent sous-estimés du processus électoral.

mardi 13 mars 2012

Anniversaire

Cosette Les médias, généralement friands d'anniversaires, en ont, me semble-t-il, laissé passé un. C'est en mars 1862, il y a donc 150 ans, que Victor Hugo commença la rédaction des Misérables. Les deux premiers tomes parurent le 3 avril (Fantine et Cosette), la suite le 15 mai (Marius, L'idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis, Jean Valjean).

La saga, articulée autour du personnage de Jean Valjean, commence en 1815 lors de sa libération du bagne et fini à sa mort en 1833 après le mariage de Cosette et Marius. D'un point de vue historique la période couvre depuis la fin de l'épopée napoléonienne (Waterloo) jusqu'aux émeutes de juin 1832 pendant la monarchie de juillet.

Ce roman est unanimement reconnu aujourd'hui comme un sommet de la littérature française et mondiale. Il a inspiré plus de 35 films (dont le premier dès 1907, sur la barricade par Alice Guy Blaché), au moins 11 téléfilms, 6 dessins animés et une comédie musicale. C'est à la fois un roman épique et un hymne à l'amour et à l'humanité, dont tout le monde connaît le titre mais que bien peu ont lu.

Pourquoi donc est-il fait si peu de publicité à cet événement ? Parce qu'à l'heure de l'I-machin la lecture serait devenue définitivement ringarde ? Ou parce que nos élites biens pensantes seraient de l'avis du royaliste Lamartine que « Les Misérables sont un sublime talent, une honnête intention et un livre très dangereux de deux manières : non seulement parce qu'il fait trop craindre aux heureux, mais parce qu'il fait trop espérer aux malheureux » ?

Illustration : Cosette, tirée de l’édition Hetzel et Lacroix, Paris 1865.

La page de Wikipedia sur les misérables.