Vintherine : le blog

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samedi 23 novembre 2013

Ma procédure d'installation Archlinux

Contrairement à bon nombre de distributions Archlinux ne possède pas de LiveCD avec processus d'installation plus ou moins automatisé. Bien au contraire c'est le futur utilisateur qui doit, étape après étape, préparer son ordinateur, installer les paquets de base, choisir ses pilotes graphiques, paramétrer le système et le(s) compte(s) utilisateur(s), choisir les applications qu'il utilisera... Ce qui peut apparaître comme une tâche rébarbative à certains est en fait un exercice didactique plus qu'intéressant, seul à même d'aider à passer progressivement du rôle passif de consommateur à celui d'artisan de son système d'exploitation, c'est à dire de concepteur, agenceur, réalisateur puis administrateur.

Pour nous aider dans cette procédure nous disposons de l’excellent wiki du site archlinux.fr (ou de sa version anglaise, plus complète). La méthodologie d'installation est expliquée pas à pas et sauf configuration exotique ou trop nouvelle on y trouvera tout ce qui est nécessaire et suffisant à une installation propre. En cas de difficulté on peut également compter sur une communauté très réactive dans les forums.

Toutefois pour ceux qui installent souvent des PC install parties, boulot, amis...(1) il est tentant d'essayer d'automatiser un peu les choses.

La première étape est d'utiliser ssh : cela permet le copier / coller et évite les fautes de frappe.

Ensuite, et à condition de mettre à jour régulièrement ses fiches à partir du wiki, de compiler les instructions qui nous concernent habituellement, et celles-ci seulement. Ce n'est pas la peine par exemple de ce farcir la virtualisation, les pilotes graphiques propriétaires ou même le trio apache / php / mysql si l'on installe essentiellement des machines de bureau. En cas de besoin il sera toujours possible de retourner au wiki.

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dimanche 3 novembre 2013

Installation d'Archlinux sur un Asus X75VD

Dans une grande surface près de chez moi j'ai trouvé un Asus X75VD en solde pour la modique somme de 350€. Sachant que Asus rembourse 42€ sur simple demande par mail (voir ci-dessous) une licence Windows 8 sans utilité, cela ramenait à 308€ pour un i3, 8Go de RAM et 750Go de disque. Ça tombait bien, le PC de ma fille aînée commençait à donner des signes de faiblesse.

À peine envoyé le mail qui va bien à Asus, et puisque le PC était destiné à ma fille, j'insérais sans délai la clé USB d'installation de la LinuxMint dont elle avait l'habitude et... écran noir. Ah ! Qu'est-ce à dire ? Mint buggué ?

Je télécharge Ubuntu, insère derechef la sus-dite clé... pour un résultat identique. Ah !

Pour vérification j'insère la clé d'installation Archlinux et là pas de problème. Le problème vient donc de xorg. Pourtant j'étais sûr qu'il y avait une GPU Intel. Je fais lspci | grep VGA pour vérifier et...

lspci | grep VGA
00:02.0 VGA compatible controller: Intel Corporation 3rd Gen Core processor Graphics Controller (rev 09)
01:00.0 VGA compatible controller: NVIDIA Corporation GF119M [GeForce 610M] (rev a1)

Damned, je suis refait, il y a 2 cartes graphiques, une Intel et une nVidia. Il s'agit de fameuse fumeuse technologie Optimus, qui valut entre autre un beau doigt d'honneur de Linus à l'adresse de nVidia. Et rien dans le BIOS permettant de désactiver l'une des deux cartes.

Retour sur la doc Ubuntu :

impossibilité de démarrer un média d'installation (LiveCD, LiveUSB) et de manière plus générale, l'impossibilité de démarrer un Linux quelconque. Ce problème est généralement dû à un Kernel Panic provoqué par le pilote libre pour carte graphique nVidia, nouveau, qui supporte très mal cette technologie.

Ben y'a qu'à pas l'installer le pilote nouveau, comme ça on restera bien sagement avec le pilote xf86-video-intel. Oui mais ça c'est pas dans la philosophie Ubuntu : par défaut on installe tous les pilotes et on laisse udev se démerder. Bon, il y a sûrement moyen de se faire une installation à la pogne mais j'ai trop peur qu'un apt-get dist-upgrade vienne tout casser. Je me décide donc pour installer une Arch, au moins je sais ce qu'il s'y passe.

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samedi 13 avril 2013

Gestion d'un disque dur externe en ext4

Si votre disque dur externe n'est utilisé qu'à partir d'un système Linux vous avez tout intérêt à le formater en ext4 pour bénéficier du système d'extents limitant le phénomène de fragmentation. Il est également possible d'utiliser reiser4 (en mode extents) ou btrfs mais ces solutions sont encore expérimentales.

On notera toutefois qu'un mot de passe root vous sera demandé au montage, ce qui peut paraître fastidieux dans le cadre d'un usage domestique. Voici trois solutions pour éviter cela.

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vendredi 12 avril 2013

Petits réglages divers

Je me suis attelé cette semaine à régler quelques petits problèmes résiduels dans mon environnement Openbox sous Archlinux. Cela tient au fait qu'un certain nombre de services, lancé ordinairement par les environnements de bureau complets (Gnome, KDE, XFCE, LXDE...) sont ici à gérer "à la pogne". Voici un petit mémo des solutions trouvées.

1 - Enigmail et pgp-agent

J'utilise Enigmail avec Thunderbird pour signer mon courrier. Cela me demandait de saisir ma passphrase à chaque envoi, et comme celle-ci est assez longue cela pouvait devenir fastidieux en cas de grosse activité épistolaire.

Tout d'abord vérifier que la ligne

use-agent

est activée (décommentée) dans ~/.gnupg/gpg.conf. Ceci indique à GnuPG d' utiliser gpg-agent quand il aura besoin du mot de passe.

Encore faut-il que celui-ci soit actif. Pour cela créez le fichier /etc/profile.d/gpg-agent.sh et rendez-le exécutable

#!/bin/sh
envfile="${HOME}/.gnupg/gpg-agent.env"
if test -f "$envfile" && kill -0 $(grep GPG_AGENT_INFO "$envfile" | cut -d: -f 2) 2>/dev/null; then
eval "$(cat "$envfile")"
else
eval "$(gpg-agent --daemon --write-env-file "$envfile")"
fi
export GPG_AGENT_INFO 

Enfin ajouter la ligne suivante à votre .xinitrc :

eval $(gpg-agent --daemon) &

puis redémarrez votre session et vérifiez que gpg-agent est lancé :

$ ps aux | grep agent

2 - nm-applet et Gnome-keyring

Pour gérer les connexions wifi ou 3g une applet ça peut-être pratique. Surtout cela permet de reconnaître les réseaux déjà utilisés et d'automatiser les connexions, ce qui serait un poil plus rébarbatif en ligne de commande. La dernière application à la mode est Wicd, paraît-il plus performante en matière de WiFi, malheureusement elle ne permet pas la gestion des VPN. J'ai donc choisi NetworkManager et nm-applet, ce qui suppose l'utilisation de Gnome-keyring.

Tout d'abord installer gnome-keyring si ce n'est déjà fait

# pacman -S gnome-keyring

ensuite copier ceci dans votre .xinitrc

# Démarrer une session D-Bus
source /etc/X11/xinit/xinitrc.d/30-dbus
# Démarrer GNOME Keyring
eval $(/usr/bin/gnome-keyring-daemon --start --components=gpg,pkcs11,secrets,ssh)
export SSH_AUTH_SOCK
export GPG_AGENT_INFO
export GNOME_KEYRING_CONTROL
export GNOME_KEYRING_PID

3 - gestion du double écran avec xrandr

Quand j'utilise mon PC portable à la maison je lui connecte un écran 22" sur le port VGA ainsi qu'un clavier et une souris USB pour plus de confort. Voici la commande figurant dans mon .config/openbox/autostart pour le configurer

xrandr --output LVDS1 --auto --output VGA1 --auto --primary --left-of LVDS1 &

J'obtiens ainsi un bureau étendu sur les 2 écrans, l'option --primary indiquant aux applications où ouvrir les fenêtres par défaut. Quand j'utilise mon PC en mode portable (sans le deuxième écran) la partie traitant de VGA1 n'est tout simplement pas exécutée et je reviens à un écran normal.

jeudi 14 mars 2013

Partage d'une imprimante et d'un scanner (Archlinux - sytemd)

SANE (Scanner Access Now Easy), l'interface de gestion de scanner sous Linux, tout comme CUPS (Common Unix Printing System), le système d'impression, permettent le partage des périphériques sur un réseau. Ceci ce fait assez facilement à condition de faire les choses dans l'ordre. Et sous Archlinux, à contrario des distributions dites "grand public", vous devrez le faire vous-même. Voici à titre d'exemple la mise en la mise en œuvre d'une imprimante multifonction HP phostomart 3100.

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jeudi 7 février 2013

obpwa - pipemenu pour openbox

Openbox, à l'origine simple gestionnaire de fenêtres, supporte de nombreuses fonctionnalités comme des menus dynamiques accessibles d'un simple clic droit sur le bureau. Il suffit ainsi d'y ajouter une barre des tâches comme tint2 et un gestionnaire de fond d'écran comme nitrogen pour en faire un environnement de bureau tout à fait présentable, tout en alliant légèreté et rapidité.

Openbox n'utilise que 3 fichiers de configuration, situés dans ~/.config/openbox : autostart.sh, rc.xml et menu.xml. C'est dans ce dernier que l'on peut insérer ces menus dynamiques, appelés aussi pipemenus car ils fournissent sur la sortie standard un résultat (au format xml) récupéré par OpenBox tout comme la sortie d'un pipe dans une commande shell.

L'intérêt, vous l'aurez compris, est qu'il est très facile de réaliser un petit script (bash, perl, python....) qui créera un menu personnalisé tout en étant dynamique (c.a.d. régénéré en permanence pour tenir compte des modifications de son environnement). De plus il est aisé d'étudier et de modifier un script existant pour l'adapter à son besoin.

C'est donc ce que j'ai fait récemment, en reprenant dirlist.pl, un script en perl de Dave Foster, pour en faire un menu pemettant de naviguer dans son arborescence et jouer avec Audacious (ou ajouter à la liste de lecture en cours), un répertoire ou un fichier audio.

Sans plus tarder la traditionnelle capture d'écran :

obpwa

J'ai mis dans une archive le script et 3 icônes. Pour l'utiliser il vous faut Perl bien entendu, mais aussi le module MIME::Types (extra/perl-mime-types pour les archers). Le script est en GPLv3. Les instructions d'usage et d'installation sont dans les commentaires du script.

Todo :

  • faire un README et un LISEZMOI si ça intéresse quelqu'un
  • Il est possible d'utiliser le module Linux::DesktopFiles pour récupérer les icônes en accord avec le thème utilisateur, mais je ne sais pas si cela en vaut la peine et dans quelle mesure cela alourdirait le script.
  • J'en ferai bien une version gtk ce qui me permettrait d'enrichir ma collection d'applets pour tint2

vendredi 25 janvier 2013

For Musicians Only (*)

Ce billet est une reprise du journal / dépêche que j'ai rédigé sur Linuxfr

De mon point de vue le domaine de la notation musicale représente presque caricaturalement le microcosme linuxien :
  • un logiciel phare (Lilypond) permettant de produire un résultat hors du commun mais au prix d'un apprentissage difficile et d'un environnement pas franchement user friendly.
  • un éditeur WYSIWYG (MuseScore) et un séquenceur (Rosegarden) se positionnant comme alternatives libres aux ténors des logiciels propriétaires (Finale, Sibelius ou Encore pour l'un, Cubase pour l'autre).
  • une flopée de logiciels gravitant autour, plus ou moins bien ficelés et naviguant entre version bêta et abandonware.

Voici un tour d'horizon des solutions que j'ai testé.

Préliminaire : Ma pratique musicale

pour résumer je suis saxophoniste amateur, compositeur et arrangeur pour mon groupe de jazz. Nos thèmes sont entièrement écrits même si, jazz oblige, la plus grande liberté est laissée au musicien pour l'interpréter. Les partitions qui en découlent comprennent, outre les portées de notes, la grille harmonique servant de support aux chorus. Le résultat consiste en un fichier pdf par instrument plus un conducteur (tous les instruments).
Pour faire cela l'idée est d'utiliser un éditeur visuel avec un rendu moyen mais la possibilité de jouer la musique grâce au synthétiseur midi et, une fois la musique entrée, d'exporter au format lilypond pour la mise en forme.
Voici un exemple de ma production.

Liminaire : le midi sous Linux

dans une vie antérieure (quand j'utilisais Windows il y a une quinzaine d'année…) et que j'ouvrais un séquenceur midi, j'avais du son, sans me poser de question. Depuis que je suis libre il n'en va plus de même : il faut préalablement que je m'assure qu'un synthétiseur midi est correctement lancé (en root) et qu'il ne soit pas en conflit avec ces rogntudjû de "serveurs de son" genre Pulseaudio ou Phonon (bon, ça aussi ça fait une baille que je m'en suis libéré, alsa m'est bien suffisant). Après il faut aussi vérifier que l'application est bien connecté. Et au bout de quelques heures ça fini parfois par tomber et faut tout relancer ! Bon, pour être honnête les choses commencent à évoluer : certains logiciels (par ex MuseScore) peuvent s'appuyer sur des synthétiseurs intégrés.
À ce jour j'utilise Fluidsynth ou Timidity

À tout seigneur tout honneur : commençons par Lilypond

Bien loin des clicodromes standards, Lilypond est en fait un un langage descriptif permettant de produire un fichier source qui sera ensuite compilé. Il faut donc apprendre une syntaxe et de nombreuses règles… qui sont susceptibles d'évoluer d'une version à l'autre.
Pour faire court l'intérêt principal que je trouve à Lilypond c'est de pouvoir faire exactement ce que je veux avec une qualité de sortie irréprochable. Pour nous aider une documentation abondante et une communauté active et bien sympathique.
Pour utiliser Lilypond il suffit, à priori, d'un éditeur de texte, d'un terminal et d'une visionneuse poscript/pdf pour voir le résultat. Optionnellement un lecteur midi car Lilypond sait aussi produire du midi. Ah, il faut aussi pouvoir lire l'abondante documentation, du courage et une bonne dose de patience :)
Dans les faits il existe des éditeurs de texte spécialisé Lilypond (Frescobaldi) ou disposant d'un plugin dédié (jedit).

- Frescobaldi

C'est un éditeur de texte dédié à LilyPond, avec coloration syntaxique, visionneuse PDF et lecteur midi intégrés. La fonction "point and click" permet de rapidement retrouver la correspondance entre le pdf et le code, et ce dans les deux sens. Quelques palettes d'outils permettent un accès rapide à des symboles dont on aurait oublié la syntaxe et on peut afficher la documentation Lilypond à partir d'un emplacement local ou d'une URL. Les différents panneaux qui le compose peuvent être ancrés à la fenêtre principale ou détachés, ce qui est bien pratique quand on a un double écran. Il ne fait pas le café, c'est à mes yeux son seul défaut. Vous aurez compris que c'est mon outil préféré.

- LilyPondTool

C'est un plugin pour jedit et qui se positionne sur le même créneau que Frescobaldi. Valentin Villenave, un des grands manitous lilypondesques francophones, ne jurait que par ça. Il est vrai qu'à l'époque Frescobaldi n'existait que pour Linux, ce qui n'est plus le cas. Perso le java je le préfère dans une tasse que sur mon écran.

- Lied

C'est pour être exhaustif, je ne l'ai pas essayé, mais qui semble bien moins complet et pas très actif.

Les éditeurs musicaux compatibles

Il y a quelques intérêts à saisir la musique dans un éditeur musical

  • c'est plus rapide (quoique…) et plus intuitif
  • on entend la note en la saisissant, ce qui évite bien des erreurs
  • on peut plus facilement rejouer tout ou partie du morceau (positionnement exact) Encore faut-il que l'éditeur en question exporte correctement les données au format Lilypond. Ce qui n'est pas toujours gagné.

- Rosegarden

C'est le séquenceur emblématique du libre. Il sait faire des tas de choses (dont je n'ai pas forcément l'usage) comme mélanger du midi et de l'audio, il est compatible avec jack, hydrogen et ardour, dispose d'un éditeur super complet… sauf pour les reprises (||: --- :||). Arf… dans mon cas c'est rédhibitoire. Et la gestion des noms d'accord n'a pas l'air non plus d'être compatible Lilypond. C'est donc sans doute un bon logiciel mais qui ne correspond pas du tout à mon besoin.

- Denemo

Il est présenté comme un frontend pour Lilypond. À priori ça devrait me convenir, si ce n'est qu'il est est encore en bêta, que son interface est loin d'être intuitive et que la documentation est tout juste embryonnaire. J'ai passé des heures carrées à essayer de deviner comment m'en servir, j'abandonne pour l'instant (mais je garde un œil dessus).

- Laborejo

Lui aussi est un frontend pour Lilypond mais en version alpha ! Pour le peu que j'ai pu tester la saisie des notes au clavier n'est pas des plus pratique. On verra plus tard!

- NoteEdit

C'est le premier éditeur que j'ai utilisé sous Linux mais il est à l'abandon depuis 2006. Dépendant de bibliothèques exotiques et / ou périmées je ne peux plus l'installer sur ma distrib ArchLinux. Son seul gros défaut était sa gestion des noms d'accords non compatible avec Lilypond

- Canorus

aurait du être le successeur à NoteEdit, repris par une nouvelle équipe, mais la dernière version stable (0.7) date de 2009 et il manque encore quelques fonctionnalités importantes. Encore un peu d'activité sur le site mais ça commence à ressembler à un abandonware.

- Nted

C'est l'œuvre de l'auteur initial de NoteEdit dont il reprend les principes. L'interface est carrément spartiate (voire bizarroide) mais l'essentiel est là et le défaut sur les noms d'accord est corrigé. Pour entrer les notes à la souris il y a une petite boîte à outils pas trop pratique dont le seul intérêt est de libérer l'écran au bénéfice de la partition. Heureusement il est possible de pratiquement tout rentrer au clavier ce qui toujours la solution la plus rapide.
La documentation est assez complète (pas trop sexy non plus), j'essaierai d'en faire une traduction française si j'en ai le temps un de ces jours.
L'export au format Lilypond est correcte et on peut importer des fichiers musique xml ce qui me permet de récupérer tout mon travail antérieur.

- MuseScore

Là on est franchement quelques crans au dessus (excepté Rosegarden). L'interface est propre, bien léchée et suffisamment intuitive. Il est naturellement possible d'exporter au format Lilypond, mais la composition interne n'est pas ridicule et peut parfaitement convenir à des utilisateurs moins exigeants. Ici aussi on peut importer au format xml. Petit bug sur l'export Lilypond en ce qui concerne les noms d'accords, bug que j'ai rapporté sur la page qui va bien. À suivre…

actuellement j'utilise alternativement Nted et MuseScore

Conclusion

Voilà, ce n'est là qu'une simple présentation des principales solutions que je connais.
Pour compléter votre information je vous convie à visiter l’excellent LinuxMAO.

À l'occasion, et si ça intéresse, je ferai un article plus détaillé sur mon emploi du couple Lilypond / Frescobaldi.

(*) For musicians only est un album de Jazz paru en 1958 réunissant Dizzy Gillespie (trompette) Sonny Stitt (saxophone alto), Stan Getz (saxophone ténor), John Lewis (piano), Herb Ellis (guitare), Ray Brown (contrebasse) et Stan Levey (batterie).

lundi 26 novembre 2012

Thunar 1.5 dans AUR

Nautilus était le dernier programme de Gnome auquel j'étais resté fidèle. Sa gestion des onglets et la possibilité de diviser sa fenêtre en 2 me le faisait préférer à Thunar et à PCManFm qui en étaient dépourvus. Quant à Dolphin et Konqueror, si les fonctionnalités sont au rendez-vous , ils s'intègrent mal dans mon environnement Openbox/gtk.

Oui mais voilà... Gnome poursuivant avec la constance qu'on lui connaît dans la voix de la régression, la si pratique division de fenêtre disparaissait avec la récente version 3.6 . Aussi j'étais impatient de voir arriver Thunar 1.5 (et ses onglets) dans les dépôts d'ArchLinux. Et ceux-ci se faisant prier, je me suis résolus à jeter un coup d'œil à AUR (Arch User Repository), pour y trouver un Thunar-extended en version 1.5.2 avec quelques goodies supplémentaire (gestion de la poubelle, aperçu audio...).

2 petites difficultés vite résolues - installer préalablement exo-devel (lui aussi dans AUR), la compilation réclamant une version ⩾ 0.9 - revalider toutes les actions personnalisées (pas besoin de les modifier, seulement les valider).

Bye-bye Nautilus :-)

edit du 9/12 Thunar est passé en 1.6 dans le dépôt extra

mardi 26 juin 2012

Récupérer des données malencontreusement effacées.

J'ai accidentellement supprimé un répertoire contenant les photos de notre super week-end du 11 novembre dernier dans les gorges du Verdon. Ne me demandez pas comment j'ai fait mon compte, ce serait trop long à raconter, mais si j'écris ce billet vous vous doutez que je ne suis pas resté les bras croisés à pleurer sur mon sort.

Premier réflexe, ne plus toucher à mon PC pour ne pas aggraver mon cas : je savais en effet qu'effacer un fichier consistait simplement à enlever un pointeur dans le système de fichier. Tant qu'on n'écrit pas sur l’espace libéré les données elles-mêmes ne sont pas perdues.

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samedi 21 avril 2012

Archbang sur un netbook HP mini

Ma petite sœur, avec laquelle nous partageons quelques équipements divers, s'est dégotée un netbook HP mini afin de relever ses mails et voir ses photos en vacance. Et me demanda aussitôt d'y installer un OS digne de ce nom, ainsi que les quelques programmes nécessaires à son usage. Jusqu'à présent j'étais plutôt circonspect sur ce genre de matériel : que faire avec un écran aussi ridicule, un processeur riquiqui et si peu de mémoire ?

Une fois viré le Windows starter qui encombrait le disque dur ma première tentation fut de tester la dernière mouture de Ubuntu. Après tout, cette interface Unity qui me fait tant hurler sur un PC de bureau, avait été conçue justement pour ce genre d'engin. Bah... vu le titre de ce billet vous aurez compris que je n'ai toujours pas été convaincu.

Donc retour aux fondamentaux : un environnement léger, simple, et qui se contente de faire ce qu'on lui demande. Ça tombe bien, la combinaison Arch - Openbox - Tint2 est faite pour ça et existe en version prêt-à-porter sous le nom de arcbang ! Ça fonctionne comme une baguette magique de nos vieux comptes de fées : d'un seul coup le vilain crapaud se transforme en vaillant destrier capable de vous emmener au bout du monde sans rechigner à la tache. Oui, bon, peut-être que je m'emporte un peu, mais la différence par rapport à la solution précédente est évidente.

Seul petit bémol : le bouton droit du touchpad ne fonctionne pas (sous d'autres distributions non plus du reste). Quelques heures passées en tête à tête avec Mr Google n'y changent pas grand chose, si ce n'est ce post démesuré de 29 pages dans lequel on trouve un module psmouse patché qui semble fonctionner pour Ubuntu.

Avec l'aide diligente et efficace des maîtres archers du forum francophone de archlinux (grâce leur soit rendu ici) ceci fut promptement transformé en PKGBUILD dont je joint une archive ici. Si vous en avez l'usage commencez par mettre votre système à jour (pacman -Syu), redémarrez pour prendre en compte l'éventuelle nouvelle version du noyau, installez base-devel si ce n'est déjà fait, décompressez l'archive où bon vous semble, déplacez-vous dans le répertoire ainsi créé et tapez d'une main ferme et assurée la commande suivante :

makepkg -sirc

Pour la petite histoire j'ai changé d'avis sur les netbooks.

jeudi 5 avril 2012

Applet emplacements pour tint2 (ou autres panels qui en seraient dépourvus)

J'avais proposé dans un précédent billet un petit script pour créer un menu emplacement en utilisant un lanceur de tint2 svn. J'en livre ici une version 0.2, toujours en bash.

Nouveautés :

  • code un peu moins crade (pour un programmeur du dimanche)
  • récupération des emblèmes de Thunar

Fonctionnalités :

  • prend en compte les signets enregistrés dans votre navigateur de fichier
  • compatible Nautilus, Thunar et PcmanFM
  • récupère les icônes des dossiers selon de votre thème (sauf PcmanFM)
  • prend en compte les périphériques externes montés dans /media

Dépendances :

  • mygtkmenu pour l'affichage
  • gvfs pour les icônes des signets de Nautilus
  • tdb-tools pour les icônes des signets de Thunar
  • zenity pour les messages

Installation :

  • récupérez le script ici
  • installez-le où vous voulez (/usr/local/bin par ex.)
  • rendez-le exécutable (chmod +X /chemin/vers/myPlacesMenu)
  • créez un .desktop dans votre .local/share/applications ou récupérez celui-ci
  • dans la section Launcher de tint2 indiquez le chemin du .desktop

Personnalisation : Pour le moment seul le choix du navigateur est disponible. Le positionnement du menu (X,Y) est en cours.

samedi 31 mars 2012

Mon Tint2 (suite)

Le 5 mars dernier j'avais publié un premier billet sur mon utilisation de tint2 comme panneau / barre des tâches pour OpenBox. À l'usage deux petites choses manquaient encore à mon bonheur : un inhibiteur d'économiseur d'écran (pour les vidéos sur Internet) et une petite alarme facilement programmable.

Pour la première je connaissais déjà la commande xset du paquetage xorg-xset pour gérer l'économiseur d'écran et la gestion d’énergie de l’écran :

  • xset s off -dpms pour désactiver
  • xset s on +dpms pour rétablir

Mais cette commande permet bien d'autres choses (man xset pour connaître toutes les options) et notamment d'activer désactiver la cloche système

  • xset b pour désactiver
  • xset -b pour réactiver

Il suffit maintenant d'un petit script s'appuyant, comme d'habitude sur mygtkmenu, pour créer un petit lanceur à intégrer dans tint2 :

xsetMenu.jpg

J'ai mis le script, le lanceur et les icônes utilisées dans cette archive.

Pour l'alarme je voulais retrouver une applet que j'utilisais avec Gnome 2. Il y a deux paquetages qui semblent faire l'affaire dans AUR. Le premier, alarm-clock souffre d'un petit bug et l'icône ne s'affiche pas dans le systray. Pas de problème en revanche pour le presque homonyme alarm-clock-applet. Tout est très bien expliqué sur cette page.

À l'usage des anglophobes je précise que comme souvent la page web est en anglais mais l'application elle-même est bien francisée.

jeudi 8 mars 2012

Tout le monde n'a pas besoin d'un PC de gamer !

Une amie à nous voulais changer son vieux portable à bout de souffle pour quelque chose de simple et un peu plus ergonomique. Tous renseignements pris elle n'avait pas besoin de transporter sa machine hors de chez elle, ces besoins se résumant (comme beaucoup d'entre nous) à un peu d'Internet, de bureautique et un minimum de multimédia. Étant équipée d'une freebox et d'une chaîne stéréo je lui ai suggéré que l'on pouvait en faire un média-center gérant sa musique, ses photos, ses vidéos et la télévision.

Coté matériel nous avons donc cherché un mini PC le plus silencieux possible et avons trouvé sur Amazon une machine Sedatech pour 329€ avec les caractéristiques suivantes :

  • refroidissement passif, pas de ventilateur !
  • pas d'OS installé (pas de racketiciel).
  • Intel Atom D525 2x1,8Ghz
  • 4Go RAM
  • Disque dur 1000Go (oui, 1To !)
  • Graveur DVD-RW
  • 6 connecteurs USB 2.0 (dont 2 en façade et 2 e-sata)
  • Audio 5.1 avec prises casque et microphone en façade
  • Le tout dans un boîtier de 22,6 x 6,2 x 31,4cm

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lundi 5 mars 2012

Mon Tint2

Avec mon Archbang (ArchLinux et Openbox) j'ai choisi d'utiliser tint2 en guise de panneau / barre des tâches, notamment pour sa capacité à gérer non seulement les bureaux multiples mais aussi mon double écran. J'ai installé la version svn disponible dans AUR qui permet l'utilisation de lanceurs.

Sans plus tarder en voici un aperçu (cliquez pour agrandir) :

Sur mon deuxième écran apparaît un panneau analogue, mais dépourvu de systray, dont les barres des tâches ne contiennent que les icônes des applications concernées par ce moniteur.

Grâce aux lanceurs j'ai pu bricoler quelques applets dont tint2 est actuellement dépourvu :

  • Un menu des applications favorites
  • Un menu emplacements
  • Une corbeille
  • Une icône pour afficher le bureau
  • Un terminal à la quake-like qui se cache dès qu'il perd le focus
  • Une icône pour quitter / se déconnecter

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lundi 16 janvier 2012

Less is more !

J'ai évoqué dans un billet du 4 novembre dernier mon rejet d'Unity et de Gnome-Shell, et ma recherche d'un environnement plus simple et plus adapté à mes besoins (Internet, bureautique, composition musicale et multimédia). J'avais adopté alors XFCE4 tout en comprenant ce que voulait dire Linus Torwald à son sujet : « une régression par rapport à GNOME 2 mais un grand pas en avant en comparaison à GNOME 3 ».

Quoiqu'il en soit cette démarche m'a fait prendre conscience qu'une interface simple et peu gourmande avait pour effet premier de laisser davantage de ressources (cpu, mémoire...) aux applications elles-mêmes, ce qui est parfois bien agréable (gros fichiers graphiques, montage vidéo...). Poursuivant dans cette voie je me suis donc intéressé à OpenBox, qui n'est pourtant à priori qu'un simple gestionnaire de fenêtre (comme metacity ou compiz). Toutefois la présence d'un menu par le clic droit sur le bureau, et la possibilité de lui adjoindre quelques extensions en font un environnement de bureau certes minimaliste mais tout à fait honnête, et d'une grande vélocité. L'autre avantage est que, à condition de mettre un peu les mains dans le cambouis, on en fait à peu près ce que l'on veut.

Dans le même ordre d'idée Archlinux est une distribution aux antipodes de celles qui vous proposent de faire fonctionner votre installation "out of the box". Vous n'installez dans un premier temps que le minimum, puis ne choisissez que ce dont vous avez réellement besoin. Une distribution en kit, en quelque sorte. Cela suppose quelques recherche sur le web, voire quelques prises de tête, mais au final reste le plaisir de comprendre comment fonctionne le système et la satisfaction du travail bien fait.

Archlinux, Openbox et Tint2 constituent aujourd'hui mon environnement informatique, j'aurai l'occasion d'y revenir, notamment dans cette page consacrée à quelques trucs et astuces découverts pendant l'installation et dans l'utilisation de tous les jours.

dimanche 6 novembre 2011

APRIL : La BSA incite à la délation, le logiciel libre incite au partage

miniature affiche pastiche bsa

Le site korben.info dénonce dans sons article avançons la campagne d'appel à la délation lancée par le BSA (Business Software Alliance) , "bras armé des éditeurs de logiciels propriétaires" selon l'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre).

À cet occasion cette dernière a ressorti une vielle affiche (2003) que notre ancien groupe d'utilisateur de Linux (SALUG, à Thônes) avait réalisé avec Parinux.

Bien sûr qu'elle est toujours d'actualité. Nous vous incitons à la difuser le plus largement possible.

vendredi 4 novembre 2011

Ubuntu, Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu ?

J'étais jusqu'à ce jour resté fidèle à ma Tango Studio, basée sur Ubuntu 10.04, et que je garde maintenant pour un usage exclusivement musical. Mais j'étais curieux de tester les dernières évolutions de cette distribution, d'autant plus que nombre d'amis dont j'entretiens l'ordinateur avaient franchi le pas.

Après 2 jours d'effort il me fallu me rendre à l'évidence : je ne réussirai jamais à m'adapter ni à Unity (l'interface par défaut de Ubuntu) ni à Gnome Shell. Je ne suis semble-t-il pas une exception :-(

J'ai donc essayé KDE (que j'avais abandonné au passage de la version 4.0) XFCE et LXDE.

- Surprise, KDE m'a paru beaucoup plus agréable que dans mon souvenir, et somme toute assez joli. Mais quand même un peu trop lourd.
- LXDE est tout le contraire, et pour le moment franchement rustique ! À revoir.
- Finalement j'ai opté pour XFCE, amélioré d'un dock AWN et de quelques screenlets, et en utilisant Dolphin à la place de Thunar comme gestionnaire de fichiers.

Ce qui me donne un bureau somme toute bien classique mais parfaitement fonctionnel.

Mon bureau XFCE

jeudi 13 octobre 2011

Dennis Ritchie

Dennis MacAlistair Ritchie et décédé le week-end dernier à l'age de 70 ans. Nul doute que cette nouvelle fera moins de bruit que celle du décès de Steve Jobs. Pourtant dmr (acronyme sous lequel il était connu) était ni plus ni moins que le père du langage C et l'un des fondateurs d'Unix sans lesquels il n'y aurait aujourd'hui ni Mac, ni Linux (dérivés directement d'Unix) ni Windows (dont des pans entiers de code viennent de BSD).

Le silence quasi complet dans les média sur cette disparition montre encore une fois que notre société attache infiniment plus d'importance au paraître qu'à l'être.

mercredi 12 octobre 2011

Grub 2

Depuis quelques temps (octobre 2009 chez Ubuntu) la plupart des distributions utilisent grub en version 2 (grub2) comme chargeur de système d'exploitation. À vrai dire je ne sais pas ce que cela apporte par rapport à la première version (grub legacy) ni même par rapport au bon vieux lilo de mes débuts. Par contre c'est nettement plus lourd à gérer, particulièrement quand on veux enlever une option de démarrage.
Ce fut le cas récemment à l'école où je travaille, sur un PC disposant d'un dual boot Linux / Windows XP. Comme souvent ce PC n'avais pas de CD d'installation mais une partition dédiée, que grub voyais, à juste titre, comme un OS à part entière. Donc régulièrement le système était "réinitialisé" par le choix d'une mauvaise option au démarrage et d'un OS qui ne (se) pose pas de question.

D'où un double problème :

  • rétablir le dual boot écrasé par Windows (par bonheur il n'y avais pas plus de dégât)
  • cacher cette option au démarrage

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mardi 9 novembre 2010

RadioTray

radiotray est une application fidèle au grand principe KISS (Keep it Simple, Stupid) qui fait les bon programmes :

  • il ne fait qu'une chose, mais le fait bien : diffuser des web-radios
  • il est simple à utiliser : il s'installe dans la zone de notification et d'un clic vous laisse sélectionner la radio à écouter

RadioTray

Pour l'installation le plus simple est d'utiliser le dépot de getdeb

La page web de RadioTray

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