Vintherine : le blog

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samedi 4 janvier 2014

Liqueurs

Faire soi-même ses liqueurs, pour peu que l'on puisse trouver les bon ingrédients, est une chose facile et agréable.

J'ai déjà évoqué le génépi dans un billet précédent : il s'agit d'une recette un peu particulière car, comme toutes celles de liqueurs à base de plantes, il vaut mieux la réaliser à partir d'alcool pur (≥ 90°) pour éviter un goût de fruit résiduel. Par contre une simple eau de vie de fruit à 45°, comme on en trouve en grande surface, conviendra parfaitement à toutes les liqueurs de fruits. Ici en Haute-Savoie, comme dans bien des régions montagneuses, on trouve aisément de nombreux fruits sauvages, tellement plus parfumés que les variétés de culture : myrtilles, framboises, fraises des bois, airelles... Nous utilisons toujours la même recette : 400g de fruit et 200g de sucre dans 1 litre d'alcool, laisser infuser au moins 1 mois, filtrer et mettre en bouteille.

Cette année nous avons essayé avec du genévrier : 100g de baies concassées dans 1 litre d'alcool, filtrer puis sucrer. Il est important de choisir des baies bien mûres, de couleur violet foncé, et de les ramasser après les premières gelées. Nous avons ramassé les fruits fin décembre, résultat dans quelques semaines.

Quand vous vous baladez en montagne, dès la fin de l'été, pensez à prendre quelques récipients.

Avec de jolies étiquettes de votre composition cela fera de superbes cadeaux de Noël, généralement fort appréciés.

vendredi 3 janvier 2014

Meilleur vœux à tous

voeux-2014.jpg

Les photos ci-dessus sont tirées de notre diaporama rétrospective 2013

samedi 23 novembre 2013

Ma procédure d'installation Archlinux

Contrairement à bon nombre de distributions Archlinux ne possède pas de LiveCD avec processus d'installation plus ou moins automatisé. Bien au contraire c'est le futur utilisateur qui doit, étape après étape, préparer son ordinateur, installer les paquets de base, choisir ses pilotes graphiques, paramétrer le système et le(s) compte(s) utilisateur(s), choisir les applications qu'il utilisera... Ce qui peut apparaître comme une tâche rébarbative à certains est en fait un exercice didactique plus qu'intéressant, seul à même d'aider à passer progressivement du rôle passif de consommateur à celui d'artisan de son système d'exploitation, c'est à dire de concepteur, agenceur, réalisateur puis administrateur.

Pour nous aider dans cette procédure nous disposons de l’excellent wiki du site archlinux.fr (ou de sa version anglaise, plus complète). La méthodologie d'installation est expliquée pas à pas et sauf configuration exotique ou trop nouvelle on y trouvera tout ce qui est nécessaire et suffisant à une installation propre. En cas de difficulté on peut également compter sur une communauté très réactive dans les forums.

Toutefois pour ceux qui installent souvent des PC install parties, boulot, amis...(1) il est tentant d'essayer d'automatiser un peu les choses.

La première étape est d'utiliser ssh : cela permet le copier / coller et évite les fautes de frappe.

Ensuite, et à condition de mettre à jour régulièrement ses fiches à partir du wiki, de compiler les instructions qui nous concernent habituellement, et celles-ci seulement. Ce n'est pas la peine par exemple de ce farcir la virtualisation, les pilotes graphiques propriétaires ou même le trio apache / php / mysql si l'on installe essentiellement des machines de bureau. En cas de besoin il sera toujours possible de retourner au wiki.

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lundi 4 novembre 2013

Le jeu du chat et de la souris

À l'époque héroïque où j'ai découvert Internet (1994 ?) j'utilisais un modem 28Kbs et devais me connecter sur un BBS en Normandie (Calvacom) depuis ma Savoie natale. Au prix où France Télécom facturait la minute, le surf était plutôt limité. De ce fait les messages publicitaires étaient franchement mal vus. C'est tout juste si l'on admettait qu'une signature en bas de mail fasse référence à l'entreprise dans laquelle on travaillait. Le web était encore balbutiant et une pub sur Mosaic (l'ancêtre incestueux de Netscape dont une version devint Mozilla avant de se libérer et de donner naissance à Firefox...ouhhh), aurait vraiment paru incongrue.

Puis vint le RNIS qui permettait le surf à 64Kbs tout en laissant une ligne pour recevoir les appels téléphoniques. Mais comme FT facturait le double il n'y avait pas franchement d'économies. Aussi cette technologie ne trouvait preneur que dans les petites entreprises (dont le petit artisan que j'étais) pendant que les grosses utilisaient des lignes dédiées et les particuliers des modems 56Kbs. Toutefois les géants du commerce commençaient à entrevoir ce que le Web pouvait leur apporter et l'on vit fleurir les sites .com, pris de haut par les barbus de l'époque qui n'avaient que leur mépris à opposer à ceux qui allaient irrémédiablement briser leur rêve d'un Internet communautaire, éducatif et solidaire.

l'ADSL apparut en 1999, d'abord dans les grandes villes. C'était un progrès incontestable puisque pour la première fois la grande masse des utilisateurs n'avait plus à payer la connexion à la durée et il était possible de télécharger des fichiers important. Pour les linuxiens cela voulait dire les CD d'installation et les mise à jour de nos distributions, mais aussi les forums, les fanzines... Pour madame Michu il manquait encore un peu de contenu mais le monde du commerce comprit vite qu'il tenait là un filon inestimable. En dehors des épiphénomènes tel l'éclatement de la bulle Internet en 2000, on assista à une mainmise de nouveaux géants du web (Yahoo, Google, Amazon, Ebay....) sur Internet pendant que la publicité s'abattait sur le réseau comme la vérole sur le bas clergé.

Alors la souris internaute chercha tous moyens à se protéger des griffes de Raminagrobis.


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dimanche 3 novembre 2013

Installation d'Archlinux sur un Asus X75VD

Dans une grande surface près de chez moi j'ai trouvé un Asus X75VD en solde pour la modique somme de 350€. Sachant que Asus rembourse 42€ sur simple demande par mail (voir ci-dessous) une licence Windows 8 sans utilité, cela ramenait à 308€ pour un i3, 8Go de RAM et 750Go de disque. Ça tombait bien, le PC de ma fille aînée commençait à donner des signes de faiblesse.

À peine envoyé le mail qui va bien à Asus, et puisque le PC était destiné à ma fille, j'insérais sans délai la clé USB d'installation de la LinuxMint dont elle avait l'habitude et... écran noir. Ah ! Qu'est-ce à dire ? Mint buggué ?

Je télécharge Ubuntu, insère derechef la sus-dite clé... pour un résultat identique. Ah !

Pour vérification j'insère la clé d'installation Archlinux et là pas de problème. Le problème vient donc de xorg. Pourtant j'étais sûr qu'il y avait une GPU Intel. Je fais lspci | grep VGA pour vérifier et...

lspci | grep VGA
00:02.0 VGA compatible controller: Intel Corporation 3rd Gen Core processor Graphics Controller (rev 09)
01:00.0 VGA compatible controller: NVIDIA Corporation GF119M [GeForce 610M] (rev a1)

Damned, je suis refait, il y a 2 cartes graphiques, une Intel et une nVidia. Il s'agit de fameuse fumeuse technologie Optimus, qui valut entre autre un beau doigt d'honneur de Linus à l'adresse de nVidia. Et rien dans le BIOS permettant de désactiver l'une des deux cartes.

Retour sur la doc Ubuntu :

impossibilité de démarrer un média d'installation (LiveCD, LiveUSB) et de manière plus générale, l'impossibilité de démarrer un Linux quelconque. Ce problème est généralement dû à un Kernel Panic provoqué par le pilote libre pour carte graphique nVidia, nouveau, qui supporte très mal cette technologie.

Ben y'a qu'à pas l'installer le pilote nouveau, comme ça on restera bien sagement avec le pilote xf86-video-intel. Oui mais ça c'est pas dans la philosophie Ubuntu : par défaut on installe tous les pilotes et on laisse udev se démerder. Bon, il y a sûrement moyen de se faire une installation à la pogne mais j'ai trop peur qu'un apt-get dist-upgrade vienne tout casser. Je me décide donc pour installer une Arch, au moins je sais ce qu'il s'y passe.

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lundi 16 septembre 2013

Génépi

Il y a génépis et génépis, ça tous les cueilleurs le savent ! Oui mais comment les distinguer ? Sont-ils protégés ? Où peut-on en ramasser ? En quelle quantité ? Quelles précautions faut-il prendre pour préserver la reproduction ? Hum... Pour une grande majorité la seule réponse est d'éviter de ramasser dans les parcs nationaux. Ce qui est une erreur à plus d'un titre, comme nous allons le voir ci-dessous.

Les différentes espèces

Tout les génépis font partie de la famille Asteraceae, genre Artemisia. 4 seulement sont utilisés pour produire de la liqueur

Génépi laineuxArtemisia erianthaSynonymes : génépi mâle, génépi bourru, génépi à fleurs cotonneuses. 

C'est le plus vigoureux, sa taille peut dépasser 20 cm et comporte de nombreux capitules sur tout le long de la tige. Couvert d’une abondante pilosité blanche et soyeuse, il se rencontre uniquement sur sols siliceux (principalement Granites et Gneiss) et est très odorant. C'est aussi le seul qui soit totalement protégé dans les Alpes.

Photo prise près du sommet du Pic de l'Homme (massif de la Meije). (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Génépi noir Génépi noirArtemisia genipi / Artemisia spicataSynonyme : génépi vrai

Ses fleurs sont groupées en haut d'une tige courte (ce qui le distingue du génépi laineux), il a des feuilles supérieures non pétiolées et des écailles noirâtres sur le calice (d'où son nom). Il exhale un parfum d'absinthe et se rencontre sur les rochers, les gravières et les moraines.

Photo prise près du col de la Chevrière, au dessus du Fond d'Aussois. (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Génépi jauneArtemisia umbelliformis / Artemisia mutellinaSynonymes : génépi blanc, génépi mutellin, génépi femelle.

Gracile, c'est le plus frêle. C'est l'espèce la plus courante sur le massif des Écrins. Ses capitules peu fournis forment un épi lâche et ses senteurs seraient des plus sensuelles.

Photo prise au dessus du Lac Blanc, sous le glacier de Fredanne, Belledonne. (licence CC: BY-SA 3.0 Fr)

Le génépi des glaciers, Artemisia glacialis. 

Voici l'espèce la plus rare, mais la moins parfumée. Ses capitules d'un jaune franc terminent de courtes tiges émergeant d'une sorte de coussinet de feuilles assez compact. On en trouve plus particulièrement dans la partie orientale du département des Hautes-Alpes et en Vanoise, dans les éboulis et les moraines. Il possède de gros capitules jaunes groupés par 2 à 9 tout en haut de la tige.

La photo ci-contre est l'œuvre de Roland Teuscher, publiée sur wikimedia sous licence GNU Free Documentation License

Cliquez sur les vignettes pour une vue agrandie des photos.

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dimanche 15 septembre 2013

3 randonnées face à la Meije

La Meije, de par son histoire, sa position, son esthétique, ses difficultés alpines... est une montagne à part dans les Alpes. S'il faut s'enfoncer profondément dans le massif des Écrins pour admirer la fantastique muraille rocheuse de sa face Sud, on peut contempler aisément sa face Nord et les contrastes violents de ses glaciers avec la masse sombre du Grand Pic.

Voici 3 jolies ballades pour l'observer sous toutes ses coutures :-)

Pic de l'Homme 20130822_La-Grave_Trace.JPG Goléon
Le Pic de l'Homme Les vallons de la Meije Le Goléon

Le Pic de l'Homme est un sommet secondaire sur l'arête du Bec du même nom. Il s'atteint depuis le sentier qui mène au refuge de l'Aigle à travers des systèmes d'éboulis à priori peu engageants mais finalement assez aisés. On y trouve un magnifique génépi mais... son fin duvet blanc est caractéristique du génépi laineux dont le ramassage est interdit par arrêtés préfectoraux dans les départements des Hautes-Alpes et de l'Isère.
Au sommet la vue est majestueuse (meijestueuse ?) sur l'arête reliant le Grand Pic au Doigt de Dieu, itinéraire initiatique de nombreux apprentis alpinistes. L'album photo

Les vallons de la Meije constituent un itinéraire que l'on emprunte habituellement à ski. Prendre le téléphérique jusqu'à la gare intermédiaire permet de commencer la promenade vers 2400m, de descendre légèrement au lac du Puy Vacher et de monter jusqu'à la gare supérieure au bord du glacier de la Girose. À la descente suivre l'arête du Peyrou d'Amont (encore du génépi !) jusqu'à la brèche de Pacave puis basculer sur le Clos de Cala. Vue imprenable sur les austères face Nord du Râteau et du Grand Pic de la Meije. De retour à la gare intermédiaire on devine l'itinéraire empruntant les Enfetchores de gauche pour atteindre la brèche de la Meije et de là le refuge du Promontoire, point de départ de la traversée de la Meije. L'album photo

L'ascension du Goléon n'est théoriquement plus de la randonnée : il faut traverser le glacier Lombard (crampons recommandés) et escalader une arête rocheuse (quelques pas de III). Cela reste toutefois une course facile à la portée du plus grand nombre. Ici on prend du recul par rapport à la Meije, on la resitue dans ce massif des Écrins si bien nommé, et même au delà avec une vue à 360° sur les Alpes françaises. Au passage on contemplera les reflets de la Meije dans un joli petit lac près du refuge. L'album photo


Les reflets de la Meije dans le lac du Goléon.

lundi 9 septembre 2013

Nouveautés dans nos albums photos

Voilà quelques temps que je fais des panoramas, soit en exploitant la fonction de mon appareil photo prévue à cet effet, soit en utilisant l’excellent programme Hugin. Encore fallait-il les exploiter, les mettre en valeur, car réduits à la taille d'un écran ordinaire ils présentent finalement assez peu d'intérêt. Il suffisait pour cela d'activer et d'utiliser le plugin jquery.panorama disponible avec piwigo, ce qui produit un résultat assez sympathique (IMHO). En associant aux photos un tag qui va bien, cela permet d'accéder rapidement à tous nos panoramas.

Par ailleurs je trouve un certain plaisir à utiliser ffDiaporama pour compiler quelques sélections de photos et/ou bouts de films. Piwigo ne nous permet pas de gérer directement les vidéos mais le plugin Embeded Video fait l'affaire. J'ai donc créé un album Vidéos que je me promet de remplir rapidement, notamment avec des rétrospectives des année précédentes. 

Certains albums, particulièrement fournis (les albums montagne notamment), faisaient un peu fouillis; j'ai donc décidé de les réordonner en sous-albums. Pour l'instant seul montagne 2013 et Ouganda-Kenya 2013 ont été réorganisés mais d'autres vont suivre.

Les albums de la rentrée :

Et évidemment quelques nouvelles photos dans l'album Tatsuki

Tour du massif d'Ambin

Le chaînon d'Ambin, composé des Dents, d'Ambin, du Mont d'Ambin et de la Pointe Ferrand, est un massif frontalier culminant à 3378m au sud du Mont-Cenis, entre la Haute-Maurienne (Savoie) et la vallée de Suse (Piémont, Italie). C'est sous cette montagne qu'est prévu la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Une joli randonnée de 2/3 jours permet d'en faire le tour, avec plusieurs variantes possibles. Pour notre part nous avions décidé de nous avancer en bivouaquant le samedi soir près du lac de Savine. Départ du 1er pont après le refuge du Suffet (point coté 1864m), prendre le chemin des chèvres, balisé mais non reporté sur la carte IGN Val Cenis 3634 OT au 1/25000 (2h40).

Du lac rejoindre par le col Clappier le joli refuge Vaccarone (2h30, gardien sympathique, à recommander) puis continuer plus ou moins à flanc pour rejoindre le passo Clopaca (1h20). Prendre à droite (Ouest) puis encore à droite après un premier lacet un ancien chemin muletier récemment restauré et bien balisé (pancarte indiquant le bivouac Walter Blais).  4h du passo Clopaca au col d'Ambin, où nous avons apprécié cet abris (modeste mais confortable et bien isolé) en compagnie d'aimables bouquetins.

Le lendemain nous avons fait l'ascension de la pointe Ferrand par sa face Ouest (crampons nécessaire) : 2h30 aller et retour, y compris la séance photos au sommet. Il ne nous restait plus qu'à descendre par le couloir du lac puis rejoindre en 2h40 le chaleureux refuge d'Ambin où nous attendait une savoureuse omelette.


La dent Parrachée vue du lac de la Savine. Les autres photos, c'est par ici.

Génépi

Le massif d'Ambin est réputé pour son génépi. Les coins sont nombreux mais on ne va pas tout raconter ici, n'est-ce-pas ? Attention toutefois :
  • Coupez les brins à l'aide d'un couteau ou de ciseaux et laissez quelques hampes florales par touffe pour permettre la dissémination.
  • À ce jour, et contrairement aux départements des Hautes-Alpes et de l'Isère (100 brins par personne et par jour), le ramassage du génépi n'est pas réglementé en Savoie, mais ce n'est pas une raison pour laisser un désert derrière soi. Ne prenez que pour votre consommation personnelle, et retenez que le colportage, la vente et l'achat de génépi sauvage sont interdits.
  • La cueillette du génépi est interdite en Italie.

lundi 2 septembre 2013

Diaporama de nos vacances en Ouganda et au Kenya

Après les photos (http://photos.vintherine.org/index?/category/28-ouganda_kenya_2013) voici un diaporama de nos vacances en Ouganda (chez Lauriane) et au Kenya.

Vacances en Ouganda et au Kenya : Kampala, Mont Elgon, parc du Masai-Mara, Sipi Falls... from Vincent Gay on Vimeo.

La vidéo est en qualité HD (1280x720) et peut parfaitement être regardée en plein écran ou sur une télévision. Si vous trouvez qu'elle pixelise c'est que le lecteur est mal réglé : passez votre souris dans le coin en haut à droite et choisissez "720 quality" à gauche de la barre d'icône qui s'affiche.

Vous pouvez aussi la voir sur Viméo ici : https://vimeo.com/78060382

Si vous préférez la télécharger (pour la regarder sur votre télé ou  parce que votre connexion ne vous permet pas le streaming) vous pouvez choisir cette version : https://www.dropbox.com/s/hxlx8qxi1a59909/Ouganda-Kenya_2013.webm. Elle est au format ouvert webm et est lisible par tout lecteur vidéo décent tel vlc.

jeudi 8 août 2013

Le Masai Mara

L’Afrique ça décoiffe ! Pour notre premier séjour en Afrique subsaharienne nous avons eu le bonheur de passer deux jour dans la réserve nationale du Masai Mara, au sud du Kenya. Ce parc de  1.510 kmest accolé à celui du Serengeti (Tanzanie) qui s'étend sur 14.763 km2, ce qui constitue au total un sanctuaire animal grand comme près de 4 fois la Haute-Savoie.

Une fois par an pendant la saison sèche d'immenses troupeaux de gnous (environ 1,5 millions de têtes), accompagnés de toute la gente herbivore (zébres, antilopes, éléphants, girafes, buffles, phacochères...) et suivis de près par leurs prédateurs (lions, léopards, guépards, hyènes...) fuient la sécheresse du Serengeti pour le triangle du Mara.

C'est la "grande migration", partie d'un cycle annuel qui se déroule sur près de 1500 km (aller puis retour) et qui démarre dès la fin de la saison des pluies, en mai. Les troupeaux quittent les plaines du Ngorongoro et remontent lentement par l’ouest et la région de Grumeti puis vers le nord en direction du Masai Mara qu'ils atteignent fin juillet début août. Ils y demeurent jusqu’en octobre, avant d’amorcer la redescente vers le sud. En novembre décembre, ils convergent au sud du Serengeti et s’installent à nouveau dans les plaines du Ngorongoro où les femelles mettent bas vers le mois de mars. Ils restent alors sur place le temps que les petits prennent des forces, puis recommencent un nouveau cycle en remontant vers le nord.

De nombreux films et documentaires ont été consacrés à ce phénomène unique, mais le voir en grandeur nature est une expérience inoubliable !

Ci-dessous quelques détails pratiques.

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mercredi 17 juillet 2013

Objectif Kenya

Demain nous prenons l'avion pour l'Ouganda où nous rejoindrons Lauriane, et de là la voiture pour le Kenya ou nous avons planifié les ascensions d'un sommet du Mont Elgon et de la pointe Lenana au Mont Kenya. Avant de nous lancer à l'assaut d'un quasi 5000 (4985m) il était sage de nous préparer quelque peu, d'où les ascensions du Dôme de neige des Écrins le 30 juin et de l'épaule Nord de l'Aiguille des Glaciers le 14 juillet. Deux courses magnifiques et relativement faciles, particulièrement cette année grâce à des conditions glacières très favorables.

Pour la première nous avions emmené nos skis, ce qui fut notre seule erreur : long portage jusqu'au-delà du refuge du glacier blanc, neige trempée pour la montée au refuge des Écrins, neige glacée le lendemain matin... nous avons laissé les skis au dessus du col des Écrins. Nous avons été heureux de les retrouver ensuite pour le retour au refuge du glacier blanc mais il a fallu les reporter ensuite.

La montée au Dôme c'est faite sans problèmes, l'itinéraire entre les crevasses et les séracs étant marqué par une procession continue de montagnards qui entendaient profiter comme nous de cette belle fin de printemps. Du reste le refuge était tellement bondé qu'il nous a fallu dormir sur un matelas gonflable dans le réfectoire alors que nous avions retenu depuis le mercredi. Peut-être parce que le Dôme de neige est l'un des 4000 les plus faciles des Alpes, le refuge des Écrins est l'un des plus fréquentés de France.

Au sommet la vue est extraordinaire sur toutes les Alpes françaises mais un vent froid ne nous permis pas de l'admirer autant que nous l'aurions voulu.

Cheminement entre séracs et crevasse sous la Barre des Écrins

Pour le week-end du 14 juillet nous nous sommes dirigés vers le Cormet de Roseland, puis les Chappieux et la Ville des Glaciers. Nous avons planté la tente vers 2600m, un peu sous le refuge Robert Blanc et avons remonté cette magnifique combe glacière entre le Dôme de neige de l'Aiguille et l'Aiguille des Glaciers elle-même, débouchant sur l'épaule Nord et son panorama extraordinaire (à prendre au sens littéral du terme) sur la face Sud-Est du Mont Blanc, depuis les Dômes des Miages jusqu'aux aiguilles de Peuterey.

Voilà une course qui mérite d'être refaite, éventuellement à ski au printemps. Mais alors pas de bivouac, et un dénivelé de 1800m !

Le Mont-Blanc derrière Tré-la-Tête. À droite les aiguilles de Peuterey.

lundi 24 juin 2013

Prism-Break

Qu'est-il le plus surprenant ? Le cynisme éhonté des dirigeants états-uniens accusant d'espionnage celui qui révèle au grand jour leur propre espionnage des télécommunications mondiales ? Ou la passivité quasi générale du grand public en regard de ces informations ?

Si le sujet mobilise certains médias et associations traditionnellement préoccupés de défense des libertés publiques, la vie de l'immense majorité des internautes semble continuer comme si de rien était. Google, Facebook, Yahoo, Apple, Microsoft et consorts, collaborateurs contraints ou volontaires de ce flicage, espions pour leur propre compte de notre vie privée, peuvent continuer à dormir sur leurs deux oreilles. Les ventes de Windows ou d'Iphone n'ont pas baissées, pas plus que l'utilisation de Skype, des messageries "gratuites" comme gmail, des exhibitions sur les réseaux soit-disant sociaux....

On aurait pu espérer que les militants des mouvements progressistes et révolutionnaires s'engagent résolument dans ce combat au coté des défenseurs des logiciels libres. Hélas ! Qu'il semble dur de remettre en cause ses habitudes. Pourtant comment prétendre changer le monde si l'on n'est pas capable au moins de changer son adresse mail !

Peut-être certains pensent-ils qu'en France nous ne sommes pas concernés ? Outre l'évidence du caractère mondial de cet espionnage, nous avons aussi nos équivalents au Patriot-Act. Et notamment la loi Perben II (2004) qui autorise les policiers à poser des dispositifs d’écoute (caméras ou micros) dans les véhicules et les domiciles privés à l’insu de leur propriétaire et sans avoir à en justifier le motif. Les seuls faits exclu du domaine d'application de cette loi tiennent à la la criminalité financière et la corruption financière, le législateur ayant considéré que « par nature, la corruption est rarement le fait de bandes organisées » (quand je parlais de cynisme) !

Alors qu'attendons-nous ? Qu'un futur (et de plus en plus hypothétique) grand soir vienne guérir l'humanité de toutes ses plaies ? Non seulement qui ne dit mot consent, mais qui ne se protège pas expose les autres et se montre ainsi complice de la NSA et de la CIA.

à lire sur le site de l'Humanité :



Un site pour changer vos habitudes :

mardi 18 juin 2013

Ski au Mont Gébroulaz

Trace_Gebroulaz.JPGVal Thorens, située à 2300m d'altitude, est la plus haute station de ski d'Europe. En cette fin de printemps particulièrement enneigé cela permet de continuer la pratique du ski de randonnée en chaussant à la voiture :-)

Deux grande classique attirent les randonneurs dès la fermeture des remontées : l'Aiguille de Péclet (3561m) par son versant Ouest (S3/S4 assez soutenu pendant 400-500m) et le Mont Gébroulaz (3511m), plus facile malgré un mur sous le col qui peut être délicat s'il est en glace. C'est ce dernier itinéraire que nous avons choisi, gardant l'autre pour la semaine prochaine si le temps le permet.

Départ vers 6h pour monter à la fraîche, conditions de neige exceptionnelles pour cette période de l'année et belle vue malgré les nuages accrochant les plus haut sommets.

Gébroulaz
Vue de Gébroulaz sur le Mont-Blanc et la Vanoise.

dimanche 9 juin 2013

Floraisons des sabots de Vénus

Sabot-de-Venus_20130608_160017_Granier_IMG_0020.JPG Sabot-de-Venus_20130608_155623_Granier_IMG_0010.JPG

Il y a quinze jours, lors de notre première visite, ils étaient à peine sortis et nous avions eu peine à trouver un bouton. Et les voilà maintenant en fleurs, magnifiques.

Quand j'étais jeune il se disait que l'espèce était si rare qu'on en comptait guère plus de 40 plants en France. Cela reste une fleur fragile et protégée, mais bien plus facile à observer. La plus grande et la plus belle des orchidées d'Europe.

mercredi 29 mai 2013

Ironie de l'histoire

En matière climatique les annéciens ont deux points de repaire, selon qu'ils habitent plutôt à l'Est ou à l'Ouest.

À l'Est c'est le Parmelan qui domine, et sur son épaule le chalet Chappuis dans son alpage à 1200m qui nous renseigne sur l'arrivée de l'automne (quand il se couvre de blanc) et sur la fin de l’hiver (quand il reverdit). Quand le plafond est bas le Parmelan tout entier disparaît, ce qui donne l'impression que c'est la ville qui sera prochainement engloutie dans un océan de tristesse.

Ce matin du 29 mai le chalet Chappuis était sous la neige, avant que les nuages ne nous le cachent !

À l'Ouest on regarde davantage le Semnoz, dont le sommet est caché aux riverains du lac. Les anciens disent qu'il ne faut rien planter dans les jardins tant que les dernières neiges n'ont pas disparu de ses crêtes. Avec 20 cm de fraîche chaque semaine il nous faudra sans doute attendre encore !

Décidément, après un hiver long et rigoureux, le printemps se fait languir.

Comble de l'ironie c'est aujourd'hui le centième anniversaire de la première représentation d'un ballet de Stravinsky qui marqua l'histoire musicale tout autant que chorégraphique : le sacre du Printemps, donné pour la première fois le 29 mai 1913 au théâtre des Champs Élysées.

mardi 28 mai 2013

Fabuleuse Chartreuse

Même quand le printemps refuse de se montrer en ce mois de mai finissant, même quand la neige recouvre les plus petits sommets, même quand le ciel est couvert, il y a toujours une promenade à faire en Chartreuse. Celle-ci nous emmena vers le col du Granier, au-dessus de Chambéry,

  • pour contempler des sabots de Vénus dont les pentes nord du Granier constituent la plus grande concentration en Europe.
  • pour admirer les 2 superbes ammonites sur le chemin du col du Gorgeat, au dessus des granges de Joigny
  • pour contempler l'extraordinaire face nord de la montagne éponyme.

20130526_180000_Granier_Trace_Granier.jpg
Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

C'était encore un peu tôt pour les sabots de Vénus, c'est tout juste si nous avons vu quelques boutons. Il nous faudra revenir, faute à ce printemps tardif.

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vendredi 3 mai 2013

Poisson au pamplemousse

Une recette qui présente bien dans l'assiette, pas trop chère, relativement vite faite et surtout facile à faire, voilà qui est parfaitement dans l'air du temps. Commençons par une petite nimage :

PoissonPamplemousse.JPG

Liste des ingrédients (pour 4 personnes) :

  • 1 kg de filets de poissons pas trop épais (sole, limande, cabillaud...)
  • 3 pamplemousses
  • 20 cl de crème
  • 1 botte d'asperges vertes
  • quelques pommes de terre
  • beurre
  • persil, sel, poivre

Préchauffez le four (200/225°C). Roulez les filets, fixez-les si nécessaire en les traversant d'un cure-dents. Disposez-les dans un plats allant au four, arrosez-les du jus d'un pamplemousse, salez, poivrez et parsemez de quelques noisettes de beurre. Enfournez pour 20 minutes.

Récupérez le jus de cuisson dans une casserole et réservez les filets au chaud. Fouettez la crème avec le jus de cuisson et mettez sur feu très doux.

Épluchez à vif les deux derniers pamplemousses (il ne doit pas rester de peau blanche), découpez les en quartiers, salez, poivrez et faites revenir à la poêle dans un peu de beurre.

Dressez l'assiette avec les filets, les quartiers de pamplemousse, les asperges (cuites 12 minutes à la poêle recouvertes d'eau) et des pommes de terre vapeur. Nappez poisson et pommes de terres de la sauce crémée et parsemez de persil ciselé.

Pour le vin un vin blanc sec évidemment. Pourquoi pas une roussette de Frangy ?

Tête Pelouse par la combe de Grand Crêt

TraceTetePelouse.jpgLa combe du Grand Crêt est la randonnée à ski classique de chez classique pour les annéciens. Mais voilà plusieurs années que je n'y étais pas retourné : course trop souvent faite, trop de monde, paysages archi-connus...

Sauf que ce jeudi nous n'avions qu'une demi-journée devant nous, que nous étions peu entraînés et qu'un enneigement exceptionnel nous garantissait de chausser dès la voiture. Inutile de partir trop tôt, l'orientation générale Nord-Ouest de la combe préservant des rayons du soleil. Par contre il ne fallait pas oublier les couteaux, toute la montée se faisant en neige dure, pour ne pas dire glacée. L'alternative était de mettre les skis sur le sac et de monter à pied, ce qui aurait sans doute évité quelques conversions difficiles dans les portions les plus raides.

En montant le regard se fixe sur la Roche Perfia et son célèbre trou de la Mouche. Ma fille Lauriane en garde quelques souvenirs meurtris, elle qui dévissa dans la pente sommitale il y a une douzaine d'années. Derrière la Pointe Percée joue à cache-cache avec les nuages.

Nous atteignons le sommet vers 11h, juste quand les pentes commencent à décailler. Descente sans problèmes, la neige commençant à peine à pourrir dans le bas. C'est fou de ne pas avoir encore de neige totalement transformée le 2 mai !

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La Roche Perfia et son trou de la Mouche devant la Pointe Percée

vendredi 26 avril 2013

La cascade de Barbannaz

Les risques d'avalanches sur les Alpes en cette fin avril, ainsi qu'une envie de paresser un peu au lit au delà du chant des oiseaux, nous à conduit faire ce mercredi une jolie promenade notée sur nos tablettes depuis quelques temps. Départ de Frangy, remontée du torrent "le Fornant", cascade de Barbannaz, marmites de géant au pont du Pissieu, Malpas, Chaumont, Vuache et descente par Vovray et Collonges.

C'est à cette période que la cascade est la plus intéressante du fait du fort volume d'eau. Cerise sur le gâteau nous avons pu ramener un joli bouquet de jonquilles du Vuache.

La trace GPS :
traceFrangy.jpg

La cascade :

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